‹ L'évêque Gozlin, ou, Le siége de Paris par les NormandsChapitre 37 sur 46 · LA CHEMISE DE LA VIERGE · texte numérisé non relu

LA CHEMISE DE LA VIERGE

Chemin faisant , j'avais toujours les yeux sur U boite qui renferriiait le trésor, et je me disais eu moi-même : «Es^cequ^il me serait impossible de porter aux Normaqids et Vor et lès ambassadeurs à^s bourgeois de Cfhartres? » Puis, je réflé* chissais qu'il y aurait des risques pour moi a passer, en plein jour, sous l'un.iou Tautre des deux ponts de la ville ; que d'ailleurs les Nor- • mands n'avaient guère besoin d'or, et qu eh leur donnant de plus mes trois ambassadeurs chartrains, je leur ferais un assez piètre présent. Tout bien pesé , lùédité , je me suis décidé à aborder directemept à Paris ; et j'ai bien fait. ^ « A peine mes Chartrains ont-ils vu le port , qu'ils ont élevé et fait flotter dan^ l'air un- long drapeau blanc. Une foule de Parisiens était acicourue sur le quai. Les Chartrains leur ont. dit alors- qu'ils apportaient avec eux ce qui, seul, pouvait mettre Paris à l'abri des entr^rises ides psûens , et ont demandé qu'on les conduisît vers Févéque. La foule s'est . écartée atec respect p0ur les laisser passer.. Ils avaient exigé que je leur seimsse de guide , et que je partagieasse avec enx les honneurs dont^ s^ns do^tey ils 'allaient être coml^lés. J'ai donc iiiai*ché fièrement à . leur télé ; j'avais l'ak d'un triomphateikr.

« L'évéqne Gozlin étaif: idans èa cathédrale, liés ' acoiamatioâs du p^pl& qui se^^isaieobb.en^

S^'2 CaAPlTRE XVIil.

teiKfare à l^extérieur lui ont annoncé notre arrivée. 11 est descendu aussitôt au milteQ du temple. Les ambassadeurs sont eutrés , se soot avancés vevs lui, et lui ont présenté le trésor, tandis que le chef de l'ambassade lui donnait un rouleau de paroliemin. Une multitude immense remplissait la net.

Q Gozlîn déroule le parchemin , et Ut à haute voix les paroles suivantes :

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