‹ L'évolution de commerce, du crédit, et des transports depuis cent cinquante ans;Chapitre 28 sur 109 · A. Smith. Richesse des nations. L. V. ch. i., 3» partie · texte numérisé non relu

A. Smith. Richesse des nations. L. V. ch. i., 3» partie

tés des grandes cités marchandes, il devait « discuter et examiner toutes propositions et mémoires qui y seraient envoyés, ainsi que les difficultés qui surviendraient concernant le commerce de terre et de mer, au dedans et au dehors du royaume et concernant les fabriques et manufactures. » En fait, son activité se limita au commerce extérieur et, sous le nom de Bureau du commerce, il vécut jusqu'au 27 septembre 1791 ^. Il avait comme auxiliaires dans les provinces les Chambres de commerce, créées sur le modèle de celles de Marseille qui datait de 1650. Il en fut fondé neuf de 1706 à 1761 : à Dunkerque, Lyon, Rouen, Montpellier, Bordeaux, Lille, La Rochelle, Rayonne et Amiens, et en 1789 la Chambre de Marseille avait déjà un budget d'un million de livres.

Enfin, en dépit de fortunes diverses, dispersée entre différents ministères, l'administration centrale du commerce avait cependant progressé, substituant une méthode plus rationnelle à l'ancienne routine. Dès le début du xviii<^ siècle (1716), elle avait emprunté à l'Angleterre la pratique des statistiques du commerce extérieur, qu'adoptait aussi la Prusse en 1750. A la veille de la Révolution, Dupont de Nemours, commissaire général pour les relations du commerce extérieur, dressait chaque année la balance de ses mouvements et devait tenir état des lois commerciales et des tarifs douaniers de l'étranger-.

A tous ces points de vue, dans les nations parvenues à un haut degré de culture économique : France, Angleterre, Hollande et certains Etats italiens, ou cités allemandes, l'activité commerciale présente un curieux mélange de routine, vestige de la rigide réglementation d'autrefois, et de progrès, fruit de l'initiative individuelle souvent entravée, mais parfois encouragée par l'autorité

1. Les procès-verbaux; en ont été publiés en 1900 par MM. Bonnassieux et Lelong.

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