CHAPITRE III
L’Association Générale des Dentistes de France
Bien que la création de l’Association Générale des Dentistes de France ait précédé la fondation de l’Ecole, puisque c’est de son sein qu’elle est sortie, l’Association peut être considérée comme une des manifestations de l’action de l’École Dentaire, car si cette Association s’est développée, si elle continue à prospérer, si le nombre de ses membres a augmenté, c’est à l’École Dentaire qu’elle le doit. C’est cette dernière qui permet son recrutement, et, si elle demeure sous forme d’Association distincte, constituée conformément à la loi de 1884 sur les Syndicats professionnels, elle n’en fait pas moins intimement partie du groupe de l’École Dentaire de Paris, comme le montre le règlement adopté à la séance du 27 janvier 1900 et publié page 169.
L’Association générale des dentistes de France comprend:
1° Le Syndicat professionnel (ou Chambre syndicale des dentistes français);
2p La Caisse de prévoyance des dentistes;
3° La Société de prévoyance et d’assurance en cas de de décès;
4“ Le journal VOdontologie.
Çette Société a été fondée en avril 1879, sous le nom de Cercle des Dentistes de Paris, dans le but de prendre la défense des intérêts professionnels des dentistes et de tra-
vailler à la réforme de l’art dentaire en France, en vue de son relèvement moral et scientifique.
Fidèle à son but, elle créa :
En 1880, une école professionnelle pour les jeunes étudiants dentistes, et une clinique dentaire gratuite pour les indigents, sous le nom à’Ecole et Hôpital Dentaires de Paris.
En 1881, une Société scientifique àiie Association scientifique de T Ecole Dentaire de Paris, actuellement *S'oc^e^e dontologie de Paris.
En 1882, une Chambre syndicale dite Chambre syndicale des dentistes français.
En 1883, une Société de secours mutuels dite Caisse de prévoyance des dentistes de France.
En 1897, une Société de prévoyance et d’assurance en cas de décès.
Elle possédait, depuis le mois de septembre 1880, un journal mensuel, le Bulletin du Cercle des dentistes de Paris.
Toutes ces créations se sont développées et ont prospéré.
En 1892, la reconnaissance d’utilité publique de l’École Dentaire nécessita une scission dans l’Association; celle-ci fut divisée en deux groupes devant posséder chacun un conseil d’administration distinct.Quoique différents,ces deux groupes, tels qu’ils sont organisés par décision de l’assemblée générale en date du 31 mai 1892, sont liés assez étroitement pour qu’il soit presque nécessaire de faire partie de l’un et de l’autre simultanément.
Cette division n’entraîne aucune augmentation de cotisation pour faire partie des deux Sociétés à la fois.
Il résulte de cette organisation que l’Association est, en quelque sorte, chgirgée des intérêts moraux et matériels de la profession, puisque :
1° Le Syndicat professionnel ou Chambre syndicale des
Dentistes français s’occupe de la défense des intérêts matériels des membres de la profession;
2° La Caisse de prévoyance des dentistes est créée en vue de soulager les infortunes des dentistes, membres de l’Association ou non;
3° La Société de prévoyance et d’assurance en cas de décès assure aux ayants droit une indemnité, à la mort des adhérents ;
4® Le journal VOdontologie^ devenu bi-mensuel, organe de la Société depuis 1881, publie tout ce qui intéresse l’art dentaire, particulièrement les travaux de l’École Dentaire de Paris et de la Société d’Odontologie de Paris. Tout membre de l’Association le reçoit gratuitement.
L’Association, actuellement très prospère, est la plus nombreuse Société professionnelle française : elle compte près de 500 membres. Elle a obtenu une médaille d’argent à l’exposition de 1900.