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CHAPITRE IV Action Sociale

ACTION DIRECTE SUR L’ASSISTANCE ET L’HYGlÊNE PUBLIQUE

Une désœuvrés les plus intéressantes et les plus importantes dues à l’action indirecte de l’École Dentaire de Paris est évidemment la création des dispensaires dont elle s’est chargée et parmi eux le Dispensaire qui fonctionne au siège même de la Société.

La création de ce Dispensaire est du reste conforme aux statuts qui indiquent àla Société pour but: le traitement gratuit des affections de la bouche et des dents pour les indigents.

Ce Dispensaire est ouvert tous les matins de 8 heures à midi, et tous les malades pauvres souffrant d’affections de la bouche et des dents y sont admis et traités. Toutes les opérations sont absolument gratuites, excepté les aurifications, pour lesquelles il est prélevé une indemnité pour une partie de l’or employé. Le traitement des malades est confié, suivant les cas, aux élèves des 3 années de l’École qui opèrent sous la direction et sur les indications des professeurs, professeurs suppléants, chefs de clinique et démonstrateurs, lesquels se réservent les cas particulièrement graves, nécessitant uneexpérienceet une habileté qui font défaut aux élèves.

Les élèves de P® année ne sont admis à soigner les malades que lorsqu’ils ont prouvé qu’ils avaient les connaissances élémentaires et l’habileté suffisante par des exercices au laboratoire.

Le nombre des malades traités au Dispensaire a suivi une

Planche II. — Tableau indiquant la prof^rcssion des malades admis et des opérations faites au Dispensaire de l’Ecole Dentaire de Paris, depuis la première année scolaire 1880-81 jusqu’à 1898-99.

augmentation constante. De 4000 en 1882, il s’est élevé à 23.000 en 1890, et en 1899 il n’a pas été inférieur à 33.469. Le total des malades traités depuis la fondation a été d’environ 71 par jour. Ges chiffres se passent de commentaires. On pourra s’en rendre compte par le graphique ci-contre (PI. II) donnant la progression des malades.

Des services particuliers ont aussi été créés, à la demande de la Société, par la ville de Paris et confiés à divers de ses membres : pour les enfants des écoles communales (1886), pourlesbureauxdebienfaisance(1888), à l’orphelinat Gocqüe- REL, à diverses hospices d’aliénés, dans plusieurs dispensaires. En province, grâce à l’initiative de nos diplômés, des services semblables ont pu également être créés (1). Ajoutons que trois des professeurs de l’École ont été nommés,’par l’Assistance publique, dentistes des hôpitaux.

Voici d’ailleurs la liste des services dentaires particuliers ou des hôpitaux qui ont été créés ainsi :

A Paris : Enfants des Écoles du VIII*"arrondissement M. Godon.

Dispensaire du IX*. M. Pigis.

Dispensaire d’Enghien. M. Poinsot.

Dispensaire de l’Orphelinat de l’avenue Philippe-Auguste, Orphelinat Coquerel. M. Heïdé.

Dispensaire de Sainte-Anne. M. Poinsot.

Asile de Vaucluse. M. Martinier.

Hôpital Broussais. M. D* Roy.

Hôpital Lariboisière. D* Sauvez.

Hôpital Saint-Louis. ... Dr Fret.

En Province : Service dentaire de Niort. M. Fayoüx,

Service dentaire de Rouen. D* Bugnot.

Service dentaire de Vernon. M. Richer.

Service dentaire de Dieppe. M. Touchard.

En outre, à Paris et dans certaines villes de province, notamment à Perpignan, des membres de la Société ont fait des conférences sur l’hygiène dentaire (2).

(1) Ch. Godon, les Services dentaires gratuits en France. Paris, 1888,

(2) Voir l’Odontologie.

Nous ne saurions trop encourager nos confrères à s’engager dans cette voie. C’est en effet le meilleur moyen de *faire l’éducation du public, c’est-à-dire de le mettre en garde; contre les agissements des charlatans, contre la réclame mensongère que cherche à réprimer le Syndicat des chirurgiens-dentistes .

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