‹ L'évolution de l'art dentaireChapitre 50 sur 133 · SOLIDARITÉ PROFESSIONNELLE · texte numérisé non relu

SOLIDARITÉ PROFESSIONNELLE

Un bel exemple de solidarité professionnelle a été donné par l’École Dentaire de Paris. Lors de la mort d’un de ses regrettés^fondateurs et professeurs,?. Dubois, qui laissait une veuve et des enfants sans moyens d’existence, il se forma immédiatementun comité qui adressa un appel àla profession, en^vue d’une souscription destinée à assurer des ressources à cette famille. De tous les points^de la France et de plusieurs pays étrangers, les dentistes promirent des souscriptions, dont le paiement devait être échelonné sur un espace de cinq années. Or, il y a quelques jours à peine, le trésorier du comité, M. G. ViAü,annonçait que la totalité des souscriptions avait été recouvrée,qu’aucun souscripteur n’avait manqué à sa parole, et cependant la somme s’élevait à vingt mille francs. Ce fait est tout à l’honneur de la profession dentaire. Il n’est d’ailleurs pas isolé, puisque nous trouvons aux États-Unis trois souscriptions successives au profit du dentiste Bar- NÜ3I, qui était dans le besoin, et en Angleterre en faveur du D’’ Waite devenu aveugle. Je dois citer aussi, dans le même pays, le « Dental Benevolent Fund)),créé en vue d’aider les praticiens malades ou malheureux, leurs veuves et leurs enfants.

Il n’est pas téméraire d’affirmer que ces idées de solidarité, de mutualité et de philanthropie professionnelles, sont dues principalement à l’action sociale exercée par les écoles dentaires.

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