ENSEIGNEMENT PRÉPARATOIRE A LA DENTISTERIE OPÉRATOIRE
On comprend les inconvénients de confier le traitement des malades à des étudiants trop jeunes, c’est pourquoi nous sommes partisan qu’il soit fixé un âge minimum d’entrée, 17 ans par exemple.
On comprend aussi les inconvénients de confier les ma-
lades, même sous la surveillance des professeurs, à un élève insuffisamment instruit au point de vue médical et spécial. C’est pourquoi il est utile que la première année de présence à l’École soit entièrement consacrée à préparer l’élève aux opérations qu’il sera appelé à pratiquer sur le patient, par des travaux au laboratoire sur des modèles en plâtre, contenant des dents naturelles ou en caoutchouc vulcanisé.
Toutes les opérations de dentisterie opératoire doivent être ainsi exécutées plusieurs fois au laboratoire sur la table de travail et au fauteuil, sur l’appareil dit fantôme, ou même sur le cadavre, comme l’a proposé M. Lemerle fils au Congrès, avant d’être exécutées dans la bouche du patient. Il y a là une mesure inspirée autant par le désir d’un bon enseignement que par un devoir d’humanité, auquel les directeurs des dispensaires dentaires ne sauraient se soustraire.
Ces cours pratiques doivent être complétés par des cours théoriques sur les éléments d’anatomie, de pathologie et de thérapeutique dentaires.
Nous conclurons donc en demandant, comme l’a voté le congrès, que la durée des études dans les Écoles Dentaires soit portée de 3 à 4 années.