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CHAPITRE YII

Enseignement technique

Nous reportant toujours au tableau synoptique de l’enseignement nous voyons que, comme pour l’enseignement scientifique et médical, l’enseignement technique est théorique et pratique et réparti en 3 années.

Le programme de cet enseignement a, depuis une vingtaine d’années, suffi aux chirurgiens-dentistes. Il a fait le succès des diplômés et la réputation de l’École Dentaire de Paris. Mais les progrès de notre science spéciale ont continué leur marche. Ce programme doit, lui aussi, s’adapter aux conditions nouvelles. Les dirigeants de l’École l’ont pourtant bien transformé. Mais le Congrès a indiqué que de nouvelles modifications étaient nécessaires. Nous les examinerons ,puis nous passerons en revue les diverses parties du programme lui-même dans l’ordre que nous avons suivi pour l’enseignement scientifique et médical.

C’est naturellement Renseignement le plus important des écoles dentaires, celui qui constitue leur raison d’être.

Il se compose maintenant de trois parties principales : la Chirurgie Dentaire, l’Anesthésie, la Prothèse Dentaire, donnant lieu à des cours théoriques, à des cours et à des travaux pratiques au dispensaire et au laboratoire.

On a vu dans le chapitre relatif à l’organisation des études qu’au début nous avions été partisan pour les cours théo-

riques, d’un programme que j’appellerai superposé d’après l’échelle encyclopédique suivante :

1° Sciences physiques et naturelles;

2° Sciences biologiques;

3° Sciences techniques.

Alors que pour les cours techniques pratiques le programme des deux parties : dentisterie opératoire et prothèse, était au contraire parallèle, de la à la 3® année, par rapport l’une à l’autre, afin d’exercer l’habileté manuelle de l’étudiant pendant toute la durée de ses études, par un entraînement quotidien.

Depuis la loi de 1892 eUes décrets de 1893, l’organisation s’est tout à fait modifiée par suite de l’obligation de subir au bout des 3 années seulement, la totalité des examens nécessaires pour obtenir le diplôme de chirurgien-dentiste.

Il a ainsi été reconnu, que le programme des matières ne pouvait plus être superposé année par année, mais qu’il fallait au contraire que, comme pour l’enseignement pratique, les différentes matières composant le programme total de l’enseignement fussent étudiées parallèlement de la D' à la 3® année; c’est-à-dire que, de son entrée à sa sortie de l’École, l’élève fût entraîné quotidiennement comme pour la pratique sur toutes les matières, anatomie, pathologie, den" tisterie opératoire, prothèse, etc.

Le conseil d’administration de l’École Dentaire de Paris, a très heureusement, sur ma proposition et celle de M. MaR' TiNiER, dans sa séance du 20 novembre 1900, terminé cette réforme par la création, par année, d’un cours théorique de dentisterie opératoire et de prothèse. Après expérience, nous pensons que ce système de l’enseignement parallèle des diverses matières est supérieur à celui de la superposition des matières par année, comme le proposait par exemple le D*” Qüeudot qui disait : Apprenons d’abord aux élèves, les

sciences médicales pendant un ou deux ans, faisons-leur passer un examen et n’en parlons plus.

Occupons-nous de l’enseignement technique pendant la fin des études. L’examen passé, les élèves auront bien plus vite oublié les matières médicales et scientifiques que s’ils ont dû se maintenir dans un entraînement constant pendant toute la durée des études sur toutes les matières scientifiques, médicales et techniques, en vue de l’examen final ; à moins d’augmenter considérablement la durée des éludes, de la porter à cinq années au moins,par exemple.

Donc dans l’enseignement technique théorique, comme dans l’enseignement pratique, il existe des cours de chirurgie dentaire et de prothèse pendant les 3 années. Je pourrais dire, en même temps, des cours d’anesthésie étant donné qu’à la clinique du dispensaire de l’École toutes les opérations dentaires se font avec l’anesthésie locale ou générale.

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