VII. — INSTRUMENTS ASTRONOMIQUES
Au temps de Galilée, de Gassendi et de Huyghens, l'achromatisme des lentilles était inconnu. Les images observées dans les lunettes présentaient des contours indécis et colorés comme un arc-en-ciel. De plus, les étoiles apparaissaient comme auréolées de rayons dans tous les sens et les meilleurs instrumenta les montraient encore sous forme d'objets triangulaires, ce qui leur avait fait donner le nom de tricorne*. Les instruments que construisit Herschel fournirent des images d'une parfaite netteté, sans aucune irisation, grossies 2 000 fois environ ; jamais oi voir amplificateur. Ses télescopes av tance focale.
Depuis lors la construction d'instruments de ce genre n'a fait •que progresser. 11 faut joindre, aux services rendus par les lunettes et les télescopes, ceux que nous a fournis le spectroscope siir la constitution chimique des étoiles. Enfin la photographie céleste a rendu possible un recensement du ciel, plus précis et plus complet qu'aucune observation ne l'avait permis jusqu'alors. Noua allons donner une idée de ces instruments et de ces procédés.
LiUnette méridieane. — Toute luaette se compose d'un objectif et d'un oculaire. L'objectif est destiné à fournir une image réelle de l'astre observé ; l'oculaire, qui peut être constitué par une seule lentille ou par un microscope, grossit cette image et permet de
Un instrument méridien est constitué par une lunette astronomique mobile autour d'un axe perpendiculaire au méridien du lieu où l'on observe. L'aie optique de. la lunette, qui est aussi rigoureusement que possible normal à l'axe de rotation, décrit donc le méridien du lieu; la lunette entraîne dans son mouvement un limbe gradué dont les divisions passent sousdes microscopes fixes servant de points de repère.
Ces microscopes permettent de lire avec une grande précision la valeur des angles observés. On peut avec cet instrument noter le passage d'une étoile au méridien, et déterminer ainsi l'heure de ce passage et sa distance zénithale.
Tous les observatoires possèdent aujourd'hui des instruments de ce genre {fig. 15).
^g Éq:uatorial. — C'est une lu-
nette destinée k suivre un astre dans son mouvement diurne et à l'observer aussi longtemps que l'on vput. En effet, le champ d'une lunette astronomique, dont le grossissement est considérable, est toujours assez restreint; un astre n'y demeure pas longtemps par suite de son mouvement sur la sphère céleste, et une observation un peu prolongée nécessiterait un déplacement continuel de la lunette, très incommode si l'opérateur était obligé de l'accomplir lui-même. Ce déplacement se fait donc au moyen d'un mouvement d'horlogerie. 'V'oici comment est constitué l'appareil : La lunette, équilibrée par un contrepoids n, est entraînée par un axe dirigé suivant la ligne des pâles et auquel un mouvement d'horlogerie imprime ime rotation uniforme, dans le sens du mouvement diurne, avec la vitesse même de ce mouvement. On peut d'ailleurs caler [a lunette dans toutes les directions et amener dans le champ un astre quelconque (fig. 10 et 17).
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