‹ L'évolution de l'astronomie moderneChapitre 16 sur 28 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

nous semblent diminuer l'obscurité du problème. Il faut abandonner, en effet, l'antagonisme que les cosmogonies anciennes, et la cosmogonie biblique en particulier, établissaient entre la Matière et TOrdre : la matière semblant incapable de parvenir à quelque systématisation que ce soit, à moins qu'un ordre extérieur à elle ne vienne la mouvoir et l'unifier. Les lois physiques et chimiques, en effet, sont déjà de l'Ordre et nous avons vu qu'en supposant un chaos primitif, on pouvait, par la seule force des lois naturelles, parvenir à un état harmonique comme celui du système solaire. Au nom de quoi alors affirmerait-on que la Nature ne peut dépasser ce stade, et qu'après avoir organisé l'Infiniment grand, elle ne saurait organiser l'Infiniment petit?

Une telle hypothèse n'aurait rien de matérialiste. Concevoir un Ordre immanent à la Matière, et capable de produire par une nécessité interne des formes d'existence de plus en plus harmonieuses, mènerait plutôt à l'Idéalisme. A l'inertie, regardée autrefois comme une propriété essentielle de la Matière, succède aujourd'hui la notion de Fatometourbillon, sorte de système solaire aux vitesses énormes, immense réservoir d'énergie. L'antique dualité de la Matière et de l'Ordre n'a pas non plus grande valeur. La synthèse de ces deux termes serait peut-être seule capable d'exprimer ce progrès continu qui, sans doute, représente aussi bien la loi de l'Esprit humain que celle de TUnivers.

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