‹ L'évolution de l'éducation dans les diverses races humainesChapitre 90 sur 141 · ÉGYPTIEN · texte numérisé non relu

ÉGYPTIEN

I)aiis c<* chapitre j'ai rapproché d*abord toutes les popiilalions ayant autrefois vécu dans l'aire delà civilisation ^'^'Vptiftnne; puis j'ai abordé l'ancienne Egypte elletiiC*nifi, Aujourd'hui encordes Ethiopiens modernes et les ll*v\fOV(*H du Sahara et de la Kabylie sont loin d'avoir nlU'int h» niveau intellectuel de l'ancienne Egypte. En

(il riiarniiollion le Jeune. Lof ires. p. 239.

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sériant autour de Tempire des Pharaons tous ces Périég) ptiens, comme j'ai précédemment groupé les Pértsiniques autoor de la Chine, on a, encore une fois, le tableau des phases par lesquelles a dû passer révolution sociale à travers les âges. II est vrai que la préhistoire nous manque, mais nous savons que partout elle est assez nniforme, et, d'autre part, les Hovas de Madagascar n'en sont pas encore extrêmement éloignés, malgré le manteau trop neuf de Christianisme, dont on les a hâtivement revêtus. Or, chez eux, il n'existait pas encore d'éducation intellectuelle. La seule éducation en usage était domestique et elle comprenait même l'enseignement de la plupart des arts et métiers indispensables ; car la division du travail industriel était à peine commencée.

En Abyssinie, il en est à peu près de même; néanmoins là nous voyons poindre renseignement scolaire et il naît autour de la religion; il est clérical. Dans l'Egypte ancienne, il en était de même, en dehors de l'éducation pratique donnée par la famille et les corporations de métier. Rappelons-nous aussi qu'il n'en allait pas autrement dans les anciens États de l'Amérique centrale. Il semble donc qu'il y ait là un mode général d'évolution et nous verrons cotte loi, cette règle plutôt, se confirmer pour la plupart des Etats plus ou moins civilisés, qu'il nous reste à examiner. Parmi ceux que nous avons déjà étudiés, la Chine semble faire exception, mais nous ne connaissons guère que la phase dernière de son évolution sociale et politique. Comment était organisée l'éducation chinoise avant ce qu'on peut appeler la période de Confucius? Nous l'ignorons; mais il n'est pas téméraire de supposer que, dans ce passé lointain, elle a été cléricale, alors qu'elle s'est franchement dégagée de la sauvagerie. Ne voyonsnous pas qu'il en est ainsi chez toutes les populations de race jaune, qui actuellement occupent la Tarlarie, la Mongolie, etc. et dont les lamas sont les éducateurs.

Ea passant et sans m'y arrêter, je rappellerai aussi combien les sciences premières, que j'ai prises comme étalons du développement intellectuel, la numération, le calcul, l'astronomie, la chronométrie, etc., ont eu partout une évolution première à peu près identique. Nous commençons donc à entrevoir, comme une loi générale do révolution pédagogique et scientifique: d'abord éducation familiale, spontanée, sans coercition, mais bornée ou à peu près aux connaissances pratiques indispensables. Pour les métiers, cette éducation se particularisée mesure que l'industrie elle-même se spécialise ; maisellc ne change pas pour cela de caractère.

L'éducation cocrcitive, plus ou moins scolaire, n'apparaît guère, du moins jusqu'à ce moment de notre voyage à travers les races, les âges et les peuples, qu'avec la constitution d'un clergé, chargé de maintenir la bonne harmonie entre les pauvres humains et les puissances divines. Cette classe sacerdotale, héritière dir^'cle des sorciers primitifs, est dépositaire de tout le savoir intellectuel, aussi bien de la science et dos traditions que de la religion. Elle le dispense avec plus ou moins de libéralité, mais le plus souvent aux seuls enfants des classes aristocratiques; cette fonction cducatrice est même une des principales raisons de sa grande influence.

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