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LA CONFÉRENCE DE TIENTSIN

faut pas oublier qu*à cette époque, Tsao Koun, qui résidait à Pao-Ting-fou, au sud de Pékin, se tenait poiu: son égal et que ce sentiment pouvait créer entre ces deux potentats asiatiques ime rivalité et le besoin de chacun de remporter sur l'autre. Enfin Wou , Pei-Fou, dans sa résidence de Honan-fou, prenait une attitude qui pouvait paraître hostile à Tchang- Tso-Lin. Le gouvernement ne disposant ni de troupes ni d'argent,se trouvait impuissant à prévenir les œups de force, à modifier les événements et ne pouvait que les subir passivement. Cependant les Jouables efforts que faisaient le président Hsiu Cheu- Tchang et le Cabinet pour maintenir la paix dans le pays étaient tels, qu'on put espérer au moment que l'unité nationale allait être reconstituée. Le malencontreux retour de Sun Yat-Sen à Canton ruina brusquement tout espoir à ce sujet.

Bref, quand vint le printemps, Tchang Tso-Lin et Tsao-Koim prirent le parti de régler d'un commun accord toutes les questions qui risquaient de les diviser et de renouer sur de nouvelles bases l'alliance grâce à laquelle ils avaient pu abattre la toute-puissance du club Anfou et tenir Pékin à leur discrétion. Ils se réunirent d'abord à Moukden, puis à Tientsin, le 25 avril et les jours suivants (^). Le président du

(^) Entre tempSj c*est-à-dire dans le» prenaiers jouri

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Conseil, Tsin Yun-Peng et le gouverneur militaire du Houpé, plus exactement l'inspecteur général deà provinces du Houpé et du Hounan, W^mg Tchaiig- Yuan, se joignirent à eux.

Le gouvernement « insurrectionnel » de Canton, contre lequel il fut décidé de marcher et deux nainistres de Pékin firent les frais de l'accord qui intervînt, Tchang Tso-Lin nourrissait depuis loiigtemps des sentiments d'hostilité à l'égard du ministre des Communications, Ye Kong-Tcho et du ministre des Finances, Tcheou Tse-Tche qu'il trouvait trop indépendants. Il lui fallait à ces départements des bonmies plus maniables et disposés à des emprunts au Japon ; car Tchang s'est réconcilié avec \p parti proj^ponais du club Anfou, et il en ramène certains membres au sein même du gouvernement, bien que ces nouveaux venus se défendent d'être de tendances japonaises.

Les emprunts de Pékin seraient jusqu'à plus ample informé le gage de l'assistance nipponne k l'inspecteur général de la Mandchourie,

Mais le Cabinet Tsin Yun-Peng, une fois ébr^nlét d'autres départements sont mis en cause. Le 14 mai

d'avril, une autre conférence des toukiuns du Yang-Tsé (Kiang-Sou, Ngan-Houei, Kiang-Si, Honan, HounaQt Seutchouen avait lieu à Wou-Tchang.

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