‹ L'évolution de la Chine: politique et tendancesChapitre 2 sur 37 · A SON EXCELLENCE · texte numérisé non relu

A SON EXCELLENCE

J. R. LOU TSENG-ÏSIANG

Ancien Président du Conseil

et Ministre des Affaires Étrangères

Haut Conseiller diplomatique

à la Présidence de la République de Chine

jq , .L.'.É.v.o.L u.T î ak. de la chine

Ce pays a pris pour un grand nombre d^étrangers un aspect concret ; son avenir est envisagé, scruté; dans la vision très nette d'une participation certaine à la vie politique et économique de plus en plus mêlée et solidaire de tous les peuples.

Sans doute, d'ici que le goût de l'isolement et l'indifférence pour la chose publique y aient fait place dans la masse, à une moyenne normale de civisme et de compréhension du monde, nous assisterons moins à une opposition active qu'à une résistance passive, fruit de longs siècles d'une civilisation qui suffisait aux besoins de son temps et aussi de mépris pour les choses du dehors ; mais aucune impulsion plus forte que celle qu'il reçut de la guerre ne pouvait être donnée à ce pays. Si sa formidable population n'en a pas été tout entière émue, du moins peut-on dire que l'élite de toutes ses villes y a pensé au cours des quatre années tragiques ; que sa jeunesse studieuse en a été instruite à l'âge précisément où les impressions laissent leur em- . preinte pour la vie, où les idées et les sentiments se forment. Quelles qu'aient été les tendances des éducateurs depuis le jour où la guerre éclata jusqu'au joiu: où elle se termina par la victoire des alliés sur l'Allemagne, les enfants chinois, les élèves, de tous \ç^ maitre$ chinois, de tous les centres d'enseigne-

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