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Pour l'Allemagne le dernier rapport indique 2 firmes et 235 employés, mais il y en a un grand nombre installées ta Chine tous des noms japonais, chinois^ ou danois.
t7o l'évolution de la caiNfi
confiance et l'on verra les rapports sino-français se développer rapidement.
Les premières relations des Chinois avec les Français remontent loin. Jusqu'à nos jours des rapports constants ont existé entre eux avec certains ralentissements et certaines ombres que l'on retrouve partout au cours des relations séculaires entre peuples. A présent, les Français sont de gros acheteurs en Chine ; par contre, ils n'ont jamais vendu à ce pays ce que d'autres ont pu lui vendre Q). Cela tient en partie, il est vrai, à des causes qui les dépassent. Parmi ces causes, il en est que les banqiues et les compagnies de transport françaises connaissent bien.
Un des points par où se soudent les relations sinofrançaîses, c'est Tlndo-Chine. Environ 300.000 Chinois habitent notre colonie.Il8 y occupent dans l'usinage des riz, c'est-à-dire la transformation en riz blanc du paddy ou riz brut, et dans le commerce du
(^) Les importations de France en Chine ont fortement diminué pendant la période de la guerre. De 3.863.348 dollars américains en 1913, elles n'étaient plus, en 1918, que de 1.871.648 dollars. Par contre, les exportations de Chine en France qui, en 1913, étaient de 29.706.591 dollars américains s'élevaient, en 1918« à 36.350.325 dollars. Il serait injuste de ne pas mentionner l'activité naissante des Chambres de commerce françaises en Chine et en particulier de celle de Shanghaï créée en 1916.
FRANCE; chinb; INDO-CHINB IJX
riz tous les degrés de l'échelle sociale. On peut dire que pour exercer ce commerce en Indo-Chine» si le Chinois n'existait pas, il faudrait Tinventer, C'est grâce aux Chinois que la ville de Cholon, attenante à Saigon, est devenue l'incomparable centre commercial que l'on sait.
Les Annamites qui sont de bons riziculteurs et qui se chargent de<la production, ne se sont pas montrés jusqu'ici capables de remplacer les Chinois dans le commerce du riz. Aussi ces derniers trouvent-ils insuffisant le traitement dont ils jouissent en Indo- Chine, c'est-à-dire le droit de posséder des immeubles, la liberté de circuler à l'intérieur, l'indépendance de leurs « congrégations » et demandent-ils rétablissement de consulats chinois, la diminution de U taxe des Asiatiques étrangers, enfin qu'on les place sur le même pied que les Japonais, les Siamois et les sujets anglais de l'Inde Q).
Ces revendications, qui paraissent naturelle» aux Français de la métropole, ont soulevé parmi ceux de la colonie et parmi les indigènes une violente opposition,
 dire vrai, nous n'avons pas été frappé de la
(^) Voir Traité franco-chinoîi du 9 juin 1885 tt Convention de TientfÎB du 25 avril 1886.
valeur des arguments que nous avons trouvés dans la bouche des opposants au cours d'un assez long séjour en Indo-Chine. (*) En revanche, nous croyons : i^ que la réalisation du vœu des Chinois d'avoir des consuls dans notre colonie pourrait servir au resser- . rement des liens d'amitié qui existent entre la Chine et la France, que ce geste français venant après les utiles témoignages de sjrmpathie donnés aux Chinois par d'autres, poiurait avoir également son utilité pour nous ; 2^ que l'influence naissante prise par les Japonais en Indo-Chine grâce surtout à la situation commerciale qu'ils y ont acquise, a besoin d'être contrebalancée par l'influence séculaire des Chinois, la colonie n'ayant rien à gagner à remplacer celle-ci par celle-là ; 3*^ qu'enfin la question de face étant d'importance pour les Chinois, ceux-ci accepteraient
(*) L'argument que Ton semble considérer en haut lieu comme le plus probant est celui-ci : Tant que la Chine ne sera pas unifiée d'une façon ou d'une autre, il serait impolitique d'accepter en Indo-Chine des consuls. Cependant chacun sait qu'aux Indes Néerlandaises, les consub chinois qu'ils soient du nord ou du sud de la Chine s'entendent parfaitement entre eux. La différence d'origine ne crée pas à l'étranger de mésintelligence entre Chinois, commerçants ou fonctionnaires. D'ailleurs, à Pékin mêmec^'administration dans toutes ses branches compte de très nombreux Chinois du sud.
des modalités spéciales, à condition que le principe de leur égalité vis-à-vis des autres étrangers et surtout des Japonais en Indo-Chine fût reconnu.
Nous livrons ces simples remarques aux réflexions du lecteur impartial, nous contentant de signaler ime dernière fois que parmi les nations qui pourraient trouver avantage, dans les circonstances que nous avons envisagées au cours de ce chapitre, à entretenir des relations amicales avec la Chine, la France n'est certainement pas la dernière. (*)
(^) Nous rappelons que ce chapitre a été écrit à Tépoque où fut fixé la date de la Conférence de Washington. Nous n'y avons rien changé en corrigeant les épreuves pendant la Conférence.
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