‹ L'évolution de la Chine: politique et tendancesChapitre 9 sur 37 · CN · texte numérisé non relu

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Yuan Chi-Kaï, conscient de l'inutilité de la résistance mandchoue au mouvement révolutionnaire, était, dès son retour aux affaires, entré en pourparlers avec les républicains et avait décidé avec eux de suspendre les hostilités, jusqu'^ ce qu'un accord définitif fût intervenu entre les deux partis. Dans ce but, des négociations furent engagées à Shanghaï entre Tang Chao-Yi, mandataire du gouvernement de Pékin, que ses tendances libérales et ses attaches cantonaises recommandaient à la confiance des leaders de la révolution et Wou Ting-Fang, représentant ces derniers. Les négociations aboutirent rapidement.

Le 12 janvier 191 2 était publié l*édit impérial décrétant rabdication de la dynastie mandchoue et le remplacement de la monarchie par « une forme républicaine de gouvernement constitutionnel ». Yuan adhérait à la république et dès le lendemain, Sun Yat-Sen résignait ses pouvoirs de président provisoire pour permettre à l'Assemblée constitutionnelle de Nankin de procéder à l'élection d'un gouvernement d'union.

Le 15 janvier, Yuan était élu à l'unanimité président de la République et Lî Yuan-Hong vice-président. Pékin devenait, après Nankin, capitale de la république.

Cependant l'union scellée le 15 janvier entre le parti révolutionnaire (Kouomintang) et Yuan Chi- Kaï était trop factice, pour durer longtemps. Les passions couvaient sous une apparence de réconciliation. La politique personnelle du président qui travaillait à consolider son autorité sur les provinces du Nord tenues par ses troupes, commençait à causer aux républicains de vives inquiétudes. L'ouverture du Parlement, le 8 avril 191 3, donna lieu à des scènes qui témoignèrent; de l'état réel des esprits.En vain Yuan essaya-t-îl de constituer un bloc parlementaire sous l'étiquette de Shin-Pou-Tang (Shin-Pou = progrès, Tang = parti) , ce nouveau parti « progrès-

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