‹ L'évolution de la foi CatholiqueChapitre 115 sur 164 · Caput, IV · texte numérisé non relu

Caput, IV

3. La vie du dogme catholique. Autorité. Evolution, par le P. de la Barre

LE CONCILE DU VATICAN I^iJ

au sens explicite. En quoi, encore une fois, la transsubstantiation est-elle plus implicitement contenue dans l'idée de présence réelle que 1' a impanation » luthérienne ? Tout cela n'est que pur artifice verbal.

C'est le désir de nous donner autre chose que des mots, autre chose aussi que des théories philosophiques, dont abusaient les Allemands, et des impressions personnelles, qui a conduit l'abbé Loisy à exposer une nouvelle théorie de l'évolution, réelle cette fois, vivante et non purement logique, des dogmes chrétiens.

Nous sommes obligés de reconnaître que M. Loisy part d'un principe contestable : « La meilleure apologie de tout ce qui vit est dans la vie elle-même \ » C'est vrai au point de vue de l'explication historique du fait ; c'est faux au point de vue de la justification de sa ualeur d'où seulement résulte l'obligation d'y adhérer par la foi religieuse. La réalisation, le succès, ne garantissent pas cette valeur.

La fragilité de la base permet de conclure à celle de l'édifice^; cela ne nous dispense point de connaître, d'étudier cet édifice.

La justification de ce qui vit est dans la vie elle-même ; toute vie évolue ; la foi chrétienne a donc dû évoluer :

« Pourquoi ne pas mettre l'essence du christianisme dans la plénitude et la totalité de sa vie qui, par cela même qu'elle est vie, est mouvement et variété, mais, en

S.-J. Paris, Lethielleux, 1898. — Les imagées, théories théologiques, ne sont que des « moyens d'exposition », suffisants et lég'itimes, malg^ré leurs imper- Fections. C'est précisément ce qu'il faudrait démontrer. Le sens fondamental ne change pas, dit-on, quand changent les théories ou formules. Quel sens ? On serait bien embarrassé de le dire, par exemple pour l'Eucharistie.

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