Ibid., i''^ édit., p. m; 2^ édit., p. i
est de savoir si le commentaire est homogène ou hétérogène au texte \ «
Toute la question, en effet, est là. Relativement facile à résoudre quand on demeure dans les considérations générales ou que l'on oppose, comme le faisait jadis Newmann ^, contre les Anglicans, cette argumentation à un adversaire qui admet déjà presque entièrement l'ensemble des doctrines catholiques, elle devient terriblement complexe quand on s'adresse à des incroyants et que l'on précise le point controversé.
M. Loisy n'échappe aux difficultés qu'en affirmant que l'Église a été « ce qu'elle avait besoin d'être », que les interprétations dogmatiques ont été « nécessitées par les circonstances », que telle ou telle phase de l'évolution s'explique par l'action du « Christ immortel, glorifié », toujours vivant et agissant, du « Christ-Esprit », de « l'Esprit^ ».
C'est même ainsi qu'il explique la soi-disant « homogénéité » de l'évolution des dogmes. Il faut bien constater et avouer historiquement des changements, comme il y a des changements entre l'adulte et l'enfant, mais pour le même motif, ces changements ne sont pas des changements essentiels, l'Esprit- Saint maintenant dans l'évolution V identité du type et de la loi^. C'est toujours la vie chrétienne, la conscience chrétienne ; le développement se fait, non en dehors de la foi, mais « dans la foi/* » ; donc, aux yeux de la foi, il n'y a pas eu changements essentiels, hétérogénéité.