‹ L'évolution de la foi CatholiqueChapitre 139 sur 164 · CONCILE D'ORANGE · texte numérisé non relu

CONCILE D'ORANGE

Canon 5. — Si quelqu'un dit que le commencement même de la foi et le sentiment même de crédulité (credulitatis affectum) par lequel nous croyons en celui qui justifie l'impie et parvenons à la régénération du saint baptême, n'est pas produite aussi bien que l'augmentation de la foi par don de grâce, c'est-à-dire par inspiration de l'Esprit-Saint corrigeant notre volonté de l'infidélité à la foi, de l'impiété à la piété, mais est inné naturellement en nous, il se montre opposé aux enseignements apostoliques, car saint Paul dit : « Nous avons confiance que celui qui a commencé en vous la bonne œuvre la parfera jusqu'au jour de N.-S. J.-G. » Et encore : « Il vous a été donné, non seulement de croire au Christ, mais de souffrir pour lui, » et encore : « Par grâce vous avez été sauvés par la foi, et cela n'est pas de vous, car c'est un don de Dieu. Ceux, en effet, qui disent que la foi, par laquelle nous croyons en Dieu est naturelle, affirment donc que tous ceux qui sont étrangers à l'Église du Christ, sont en quelque sorte des fidèles ! »

Oh! cette préoccupation ecclésiastique!!...

Canon 6. — Si quelqu'un dit que la miséricorde divine nous est accordée lorsque sans la grâce de Dieu nous croyons, voulons, désirons, nous efforçons, travaillons, veillons, étudions, demandons, cherchons, poussons, et ne confesse pas que c'est par l'infusion et inspiration de l'Esprit-Saint qu'en nous se produit que nous croyons, voulions et faisions tout le reste comme cela doit se faire (sicut oportet)..., résiste à l'Apôtre qui dit : « Qu'as-tu que tu n'aies reçu » et encore : « Par grâce de Dieu je suis ce que je suis. »

Canon 7. — Si quelqu un affirme que par les forces de la nature

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il peut penser, comme il faut (ut expedil), ou choisir quelque bien qui ait rapport au salut de la vie éternelle, ou consentir à la prédication salutaire, c'est-à-'dire évangélique, sans l'illumination et inspiration de l'Esprit-Saint qui donne à tous suavité à consentir et croire à la vérité (suavitatem in consentiendo et credendo veritati), il est déçu par l'esprit de l'hérésie, ne comprenant point la parole de Dieu dans l'Évangile : « Sans moi vous ne pouvez rien faire » et celle de l'Apôtre : « Nous ne sommes pas capables par nous-mêmes de penser quelque chose comme de nous-mêmes, mais notre capacité vient de Dieu. »

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