‹ L'évolution de la foi CatholiqueChapitre 42 sur 164 · Gf, Didachè, chap. xv et i Tim., III, i · texte numérisé non relu

Gf, Didachè, chap. xv et i Tim., III, i

Oui OU non ; c'est à prendre ou h laisser. On comprend que, pratiquement, cette façon de procéder ait dû l'emporter.

Et n'imaginons pas ici de la fraude, un désir d'ambition, de domination, une imitation de l'autorité romaine, etc.. Non, Harnack le dit avec grande vérité : « Il faut repousser l'idée superficielle que Vamhition de quelquesuns ait enfanté les lois de l'Eglise et le rôle du clergé... La lutte contrée le giiostieisme a foi' ce l'Eglise à fixer son dogme j son cïtlte et sa discipline dans des formes et des lois précises et à exclure tous ceux qui ne s'y soumettaient pas^ . »

Ce n'est pas l'ambition, c'est V enthousiasme. Sans enthousiasme, il n'y aurait pas eu de christianisme, mais tout se paie. L'enthousiasme va nous valoir l'autorité infaillible : r « Esprit » avait d'abord été conçu comme donné à tous, répandu en tous^: l'Esprit de vérité vous enseignera toutes choses. [Quatrième Evangile, XIV, 26; XVI, i3.)

(( Il a paru bon au Saint-Esprit et à nous... )y, ne craignent pas de dire « les apôtres, les anciens et les frères» à Jérusalem. (Act. XV, 28.)

On comprend ce qui arrivera quand les chefs absorberont de plus en plus l'autorité et se regarderont de plus en plus comme l'organe de l'Esprit- Saint.

« Cherchez-vous la preuve, dit saint Paul aux Corinthiens, que le Christ parle en moil » (2 Cor., XIII, 3.)

Le Christ, l'Esprit-Saint parlant par l'organe de l'autorité, c'est \ infaillibilité. On voit donc comment, étant donné ce milieu enthousiaste et sans critique, l'évolution ne pouvait se faire qu'en ce sens et la foi dogmatique passive devait remplacer \sL foi individuelle active.

I. L'essence du Christianisme, p. 219, 218. Souli{;né dans le texte. 3. Texte cité plus haut, i Jo., II, 20, 27.

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