‹ L'évolution de la foi CatholiqueChapitre 66 sur 164 · I Tim., II · texte numérisé non relu

I Tim., II

dit-il, veut le salut de tous les hommes, ou bien en ce sens qu'il choisit ses élus dans toutes les nations, dans tous les âges et dans toutes les conditions ; ou bien encore en ce sens que tous ceux qui sont sauvés le sont par sa volonté et que personne ne va au ciel qu'il ne Tait voulu ; ou bien enfin en ce sens qu'il nous inspire à nous le désir du salut de tous les hommes et qu'il nous commande de prier pour tous, bien que notre prière ne doive pas être exaucée* ». Et, en effet, disait-il, puisque les enfants morts sans baptême ne sont pas sauvés, ce n'est point par leur propre refus, mais par celui de Dieu !

Augustin combattit les « semi-pélagiens » dans ses traités '« de prsedestinatione sanctorum » et « de dono perseverantiœ ». A la fin du siècle, la lutte recommença plus vive après l'apparition du livre de Fauste, abbé de Lérins, puis évêque de Riez en Provence. Tout en louant et recommandant les écrits d'Augustin, le pape Hormisdas refusa de condamner Fauste : « Il est utile, disait-il sagement, de puiser la science à des sources diverses. » Trente ans plus tard, l'^évêque d'Arles, Césaire, faisait triompher au concile d'Orange (dont Jes décisions avaient été rédigées d'avance par le Saint Siège ^) un augustinianisme mitigé quant à la doctrine de la prédestination, mais intégral quant à celle de l'attribution à la grâce de Dieu du commencement de la foi^.

1. Euchiridion, loo. Je cite ici le résumé de Turmel, Hlsl. de la théologie positive, p. 104.

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