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CHAPITRE XIII

Expériences sur le passage à travers des obstacles matériels des éléments provenant de la dématérialisation de la matière.

J'ai déjà donné dans le texte de cet ouvrage des photographies montrant combien sont variés les équilibres que l'on peut imposer aux particules de matière dissociée en utilisant leurs attractions et répulsions. Il serait inutile d'y revenir maintenant. J'ai également reproduit des photographies prouvant qu'en augmentant la vitesse de projection de ces particules, par l'élévation de la tension électrique de l'appareil qui les engendre, on peut les obliger à traverser visiblement des obstacles matériels. Cette dernière expérience étant très importante, j'y reviens encore pour en indiquer la technique dont je n'ai pas pai-lé précédemment.

L'appareil employé est assez simple. La figure 63 montre ses détails. Le réglage du grand solénoïde destiné à élever considérablement la tension électrique est peu compliqué. Il faut chercher expéri-' mentalement la position à donner à un des fils partant du petit solénoïde pour obtenir le maximum d'effet, c'est-à-dire une longue gerbe d'effluves autour de la boule terminant le solénoïde. La bobine employée doit donner au moins 30 centimètres d'étincelles pour que les effets observés soient très nets. Quand l'appareil est bien réglé on voit sortir de son extrémité une gerbe d'effluves ayant exactement l'aspect des rayons pointillés reproduits sur le dessin. Ces effluves jouissent de la propriété surprenante de traverser, sans être déviés de leur route, des lames minces de corps divers : ébonite, verre, etc., interposés sur leur trajet. L'effet cesse si l'épaisseur de ces lames dépasse 1/2 millimètre.

L'expérience est très frappante. On peut à l'œil nu suivre le trajet de ces rayons, ce qui , ne serait pas le cas t'il s'agissait d'une émission secondaire ou d'un phénomène de condensation.

Je ne connais aucune autre expérience où l'on puisse constater le passage visible de particules à travers un obstacle matériel.

Inutile de rappeler que l'étincelle électrique ordinaire peut bien percer un corps solide, ainsi qu"on l'observe en plaçant une lame de verre ou de carton entre les deux pôles d'une machine statique ou d"une bobine d'induction, mais qu'alors le corps est percé, tandis que dans notre expérience les effluves le traversent et ne le percent pas.

Fi6. 63.

Schéma du dinositif vermettant de donner aux effluves produits par de* varticules de matière dissociée une tension suffisante pour traverser des lames minces de corps non conducteurs, tels que le verre et Vébonite.

A, bobine d'induction. Elle doit pouvoir donner 30 c d'étincelles au minimnm.

BC, bonteilles de Ijeyde en comtnanication avec les pôles de la bobine. Leurs armatures internes sont en relation arec deux tiges a, h, terminées par des boules qu'on écarte d'un centùnètre environ et entre lesquelles se fait la décharge.

E, petit solénoîde en communication avec les deux armatures externes des boateilles de Leyde.

H, Réscnnaieur Oudin formé d'un fil de cuivre enroulé.

Il est en relation avec le petit solénoîde E par deux fi'.s GF. La position du fil G est invariable, celle du fil F doit être cherchée par tâtonnement jusqu'à ce qu'on obtienne le maximum d'ef- Suves en aigretoes en K.

I, tige métallique fixée à la première spire dn solénoîde. C'est à son extrémité que se forment les aigrettes capables de traverser les corps opaques. K, lame de verre on d'ébonite traversée par les effluves en aigrettes.

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M. F. Legge a répété cette expérience avec un transformateur de Tesla noyé dans de la vaseline solide. Grâce à l'élévation de tension ainsi obtenue, il a pu obliger les effluves à traverser des disques d'ébonite de 1/2 centimètre d'épaisseur, alors qu'avec le dispositif que j'ai employé ils ne traversent pas des laioes dont l'épaisBear est supérieure à 1/2 millimètre.

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