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LES EQUILIBRES CHIMIQUES OSCILLANTS

Toutes les réactions précédemmentindiquées demeurent, nous le répétons, inexplicables avec les idées actuelles. Elles sont même contraires aux lois les plus importantes de la chimie, telles que celle des proportions définies et celle des proportions multiples. Nous voyons, en effet, des corps se transformer sous l'influence de doses impondérables de certaines substances, d'autres provoquer des réactions intenses par leur simple présence, etc.

L'étude de l'ancienne chimie laissait dans l'esprit la conception de produits très stables, de composition bien définie et constante, ne pouvant être modifiés que par des moyens violents, tels que des températures élevées. Plus tard est née la notion de composés moins fixes, capables d'éprouver toute une série de modifications en rapport avec les variations de milieu, température et pression, qu'ils subissent. Dans ces dernières années on a vu se dessiner de plus en plus cette croyance, qu'un corps quelconque représente simplement un état d'équilibre entre les éléments intérieurs dont il est formé et les éléments extérieurs agissant sur lui. Si cette relation n'apparaît pas nettement pour certains corps, c'est qu'ils sont constitués de façon à ce que leurs équilibres se maintiennent sans changements apparents dans des limites de variation de milieu assez considérables. L'eau peut rester liquide pour des variations de température comprises entre 0° et 100° et la plupart des métaux nesem-

blent pas changer d'état pour des écarts plus considérables encore.

11 est nécessaire maintenant d'aller plus loin et d'admettre qu'en dehors des seuls facteurs envisagés par la chimie jusqu'ici : masse, pression, température, etc., il en existe d'autres où interviendraient les éléments résultant de la dissociation des atomes. Ces éléments seraient capables par leur influence de donner aux composés des équilibres d'une mobilité telle qu'ils pourraient se détruire ou se régénérer dans un temps très court sous des influences extérieures légères.

Cette succession de changements s'accompagnerait de la libération d'une certaine quantité de l'énergie intra-atomique contenue dans la matière. Les actions de présence dont l'importance est si grande dans les phénomènes de la vie trouveraient peut-être ainsi une explication.

Ce sont nos études sur la phosphorescence qui nous ont conduit à cette hypothèse. On se rappelle que les corps purs, sulfures divers, phosphates de chaux, etc., ne sont jamais phosphorescents et n'acquièrent la propriété de le devenir qu'après avoir été chauffés au rouge pendant un temps assez long avec des traces de diverses substances : bismuth, manganèse, etc. Nous avons montré, d'autre part, que cette élévation de température provoque toujours une dissociation de la matière. Il est donc "permis d'admettre que les éléments provenant de cette dissociation ont une part d'action dans les composés inconnus alors formés, possédant l'aptitude à la phosphorescence.

Les combinaisons ainsi obtenues ont justement le caractère, signalé plus haut, d'être d'une mobilité extrême, c'est-à-dire de pouvoir se détruire et se régénérer très rapidement. Un rayon de lumière bleue tombant sur un écran de sulfure de zinc, l'illumine en un dixième de seconde, et un rayon de lumière rouge tombant sur le même écran détruit la phospho-

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