‹ L'évolution de la mécaniqueChapitre 25 sur 63 · D. Bernoulli : Loc. cit., p · texte numérisé non relu

D. Bernoulli : Loc. cit., p

cette, proposition *, qu'Amontons avait obtenue expérimentalement dès 1702 : En diverses masses d'air, de densités différentes, mais également chaudes, les élasticités sont entre elles comiae les densités] les accroissements d^ élasticité, dus à un accroissement déterminé de chaleur, sont proportionnels aux densités.

« Connaissant * des valeurs proportionnelles aux élasticités manifestées, en diverses circonstances, par la même masse d'air, enfermée dans un même espace, il nous est facile de mesurer le degré de chaleur de cet air, pourvu que nous adoptions une définition conventionnelle d'un degré double, triple, etc., de chaleur; définition qui est arbitraire et nullement imposée par la nature des choses; on peut, ce me semble, prendre pour mesure du degrl^ de chaleur l'élasticité d'une masse d'air dont la densité soit toujours égale à la densité habituelle ».

V échelle de températures adoptée ici par Daniel Bernoulli est celle qu'Amontons avait proposée dès 1702 et pour laquelle il avait construit un thermomètre ; elle coïncide avec celle qui nous fournit aujourd'hui les températures absolues. Moyennant l'emploi de cette échelle, l'air exerce, en toutes circonstances, une pression proportionnelle au produit de sa densité par la température absolue.

La puissante tentative par laquelle Daniel Bernoulli avait essayé de rendre compte, selon les principes des atomistes, des lois de compressibilité

Page 1