Liv. VIII, v. 32b
mois (mais jamais plus) d'un brahmane ; 3 d'un kchatriya ; 4 d'un vaisya et 5 d'un soudrâ *. »
Parmi les singularités, les grossièretés de ce code, certaines tendances supérieures s'affirment cependant. Le brahmane ne doit pas se livrer avec excès aux plaisirs des sens"2. Le kchatriya doit protéger avec justice tout ce qui est soumis à son pouvoir 3. Le brahmane et le kchatriya, même dans un moment crUique9ne doivent pas prêter à intérêt 4. Pour les petits vols, et quand on connaît parfaitement le bien et le mal de ses actions, l'amende grossit avec le rang du coupable 5. L'hospitalité est un devoir : « Un maître de maison ne doit pas, le soir, refuser l'hospitalité àcelui que le coucher du soleil lui amène 6. » Il y a des responsabilités humanitaires. Pendant une attaque de voleurs, les hommes chargés de la garde de certains cantons doivent intervenir sous peine d'être punis comme voleurs 7. Peine du bannissement contre ceux qui n'accourent pas, quand un village est pillé, quand des brigands se montrent sur le grand chemin, quand une digue se rompt8. Tout cela rappelle l'Egypte.
Une prescription d'une rare noblesse morale, et qui se retrouve aussi dans les vieilles lois de l'Irlande celtique, est celle qui enjoint de traiter, comme un parent, son instituteur, son maître spirituel : « Un instituteur est l'image de l'être divin... Un instituteur, un père, une mère et un frère aine ne doivent jamais être traités avec mépris, surtout par un brahmane, même lorsqu'il a été molesté 9. »