‹ L'évolution de la morale; leçons professés pendant l'hiver de 1885-1886Chapitre 173 sur 330 · Zend'Avesta, Vtndidad. Fargard, lY, v. 13S-U · texte numérisé non relu

Zend'Avesta, Vtndidad. Fargard, lY, v. 13S-U

La terre, la terre arable, est considérée comme une personne, douée de sentiment, et aimant à être labourée : f Quel est celui qui fait goûter à la terre une joie très grande ? » Ahura-Mazda répondit : t C'est celui qui fait croître le plus de grains, d'herbes et d'arbres portant des fruits *. » Et ailleurs : t La Terre parle ainsi : Homme qui me cultives du bras gauche et du bras droit, du bras droit et du bras gauche, toujours je serai favorable aux contrées, toujours je viendrai vers toi. Je porterai toute espèce d'aliments, tout ce que je puis porter, outre le grain des champs ". >

La culture du blé est considérée comme une victoire remportée sur les Dévas, les démons : « Lorsque le blé est émondé, alors les Dévas jettent des cris, lorsque le blé est moulu, alors les Dévas fuient; lorsqu'il est pétri, alors les Dévas périssent ^. »

Dans les codes religieux, des prescriptions de ce genre sont rares et elles dénotent, chez les anciens Iraniens, l'existence d'un caractère sérieux et viril.

Par exception aussi, la peine de mort, que prodiguent toujours les vieux codes théocratiques, est rarement mentionnée dans VAvesta. La bastonnade, plus exactement les coups de l'aiguillon servant à guider les bœufs, a suffi, dans la plupart des cas, au législateur ; encore il semble bien que, le plus souvent ces coups aient été destinés, non aux coupables, mais aux animaux nuisibles *. Parfois on y ajoute Faccomplissement obligatoire d'oeuvres utiles. Par exemple, pour avoir eu des relations avec une femme menstruée, il faut établir trente passerelles sur des eaux courantes, tuer

i. Zend-Avesta, v. 76-77.

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