A. Hovelacque, VAvesta
278 L*ÊVOLUTION DE U MORALE.
mille serpents, mille ^enouilles, dix mille fourmis, voleuses de blé, etc. *.
Sur le chapitre de la moralité sexuelle, VAvesta est assez déraisonnable, car c'est un code clérical ; cependant il con* damne Tavortcment et c'est la plus ancienne prohibition connue de cet acte, considéré chez les sauvages et même dans des civilisations plus récentes ou plus avancées, comme parfaitement licite ^ Pour les rédacteurs du Vendidady il s'agit là au contraire d'un crime inexpiable.
Défense aussi au vrai croyant, au Mazdéen, d'avoir commerce avec les courtisanes : « Quiconque, âgé de plus de quinze ans, s'unit à une courtisane non ceinte et nue, nous Dévas (démons), nous nous emparons de lui et le souillons jusqu'à la langue, jusqu'à la moelle \ »
Inlerdirlion de se croiser avec l'infidèle ou le criminel *. L'amour contre nature est flétri, condamné; il fait du coupable, et à jamais, un Déva ^.
La scrupuleuse observation des conventions, des contrais est obligatoire pour le fidèle et la non observation des engagements pris entraîne des coups d'aiguillon en nombre varié (Fargard, IV).
Un châtiment du même genre punit les agressions, les coups et blessures, etc. « S'il n'expie pas sa faute, cet homme, qui a frappé de manière à briser un os, quel sera son châtiment? » Ahura-Mazda répondit : « Deux cents coups d'aiguillon \ »
Les prescriptions de moralité générale sont aussi d'ordre élevé : « Qu'il n'y ait ni querelles, ni paroles malveillantes,