Jbid., sect. 3% lect. 4«, hymne Vlll
i$6 LlVOLUTION DE LA MORALE.
> Invoquons-le pour obtenir des amis, des richesses, du pouvoir*. »
> 0 Indra, tu peux nous donner des chevaux, des vaches, de l'oi-ge... c'est pour cela que nous t'adressons cet hymne*, i
Parfois on procède par insinuation :
c 0 Indra, si, comme toi, j'étais le maître unique de l'opulence, je voudrais que mon chantre fût entouré de vaches ^ »
» Indra n'est point capahle de nous accabler de travaux, de fatigues, de vexations ; il ne nous contraindra jamais à dire : « Abstenez-vous de lui offrir le sôma », mais il nous préviendra de ses secours, de ses présents, de ses bontés; il nous donnera des troupeaux de vaches pour prix de nos libations ^ »
Dans toutes ces prières intéressées, il n'est guère question d'idées ou de prescriptions morales; cependant on y stigmatise l'avarice et l'on y loue la libéralité :
€ Il est deux choses, qui passent vite : le sommeil et les mauvais riches \ >
Les dieux sont dits t véridiques et secourables ».
Un verset même va jusqu'à promettre la déification aux bienfaisants :
€ L'homme bienfaisant se prépare une place dans le ciel et se range parmi les dieux. Les hommes généreux ont une destinée miraculeuse®. »
» Il (Indra) vient prendre le bien de l'avare et le donne à son serviteur, dont il comble les désirs \ »
i. Sect. 1^ hymne XII, 15.