III. — DE LA MORALE DANS lMnDE BRAHMANIQUE
Ce qui domine et régit la morale de Tlnde brahmanique, c'est la rigide institution des castes et le dogme de leur inégalité native, par suite rinégalité des droits et des devoirs de chacun. Tout naturellement la direction sociale appartient à la caste des brahmanes réputée supérieure par essence, puisqu'elle provient de la bouche de Brahma : c Brahma donna en partage aux brahmanes l'étude et renseignement des Yédas, l'accomplissement du sacriCce, la direction des sacrifices oflerts par d'autres, le droit de donner ei celui de recevoir *. > Le prêtre védique a légué à son successeur, le brahmane, l'amour des cadeaux.
« Au Kchatriya, Brahma a donné de protéger le peuple, d*exercer la chanté *. »
« AuVaisya, de soigner les bestiaux, de donner Taumône, de faire le commerce, de prêter à intérêt, de labourer la terre ^. »
« Mais le souverain maître n'assigna au Soudrâ qu'un seul oflice, celui de servir les classes précédentes sans déprécier leur mérite *. »
Comme en Perse, le mélange des castes est sévèrement interdit : « Le brahmane, qui n'épouse pas une femme de sa classe et cjui introduit une Soudrû dans son lit, descend au séjour infernal '\ »