I. Lun-nUy th. M
'1. Klioiiii'ï-lseu. Lung-yu.ch. xiv.
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A Cliou-King, naît. II, cli. m, v. VI,
r». Lvil-ljii. cil. XIV.
LA MORALE BAUBAKE. 303
river à no pas se battre : a Un habile {général, sans donner de batailles, saitTart d'humilier ses ennemis; sans répandre une goutte de sang, sans faire usage de ses armes, etc. * .» En Chine on fait peu de cas de la gloire militaire et le gouvernement estpurement civil. Un philosophe chinois souvent cité a dit : « Ne rendez aux vainqueurs que des honneurs funèbres; accueillez-les avec des pleurs et des cris, en mémoire de leurs homicides, etc. >
Celle philosophie si abstraite, dégénérant souvent en lieux-communs, mais où ne perce jamais aucun sentiment passionné, indique une race vieillie, amortie, raisonneuse, qui sait se maîtriser. « En Europe, écrit un rédacteur des Lettres édifiantes^ on est naturellement vif, ardent, empressé, curieux. Quand on vient à la Chine, il faut absolument changer sur cela et se résoudre à estre toute sa vie doux, complaisant et sérieux; il faut recevoir avec civilité tous ceux qui se présentent, leur marquer qu'on les voit avec joye et les écouter autant qu'ils le souhaitent, elc. »
Dans la pratique et dans la théorie, les Chinois font généralement preuve d'un tempérament tranquille, d'un jugeuienl froid, n'excluant pas d'ailleurs les sentiments humanitaires et même égalitaires. Les édits des mandarins sont «^maillés de réflexions philosophiques : « Quoyque les liommes soient de conditions bien différentes,... cej)endant la nature est partout la môme*.... Quoy donc? cet esclave n'est-il pas le lils d'un homme et par conséquent homme lui-môiiie '•? » Confucius a même formulé le célèbre lieu roinmun : « Ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fît, ne le faites pas à un autre ". »