Ibid., p. 2-i
et du districts tout en dépossédant le propriétaire incapable.
Maudire ses parents est aussi un crime, un crime capital % tandis que le père infanticide en est quitte pour une bastonnade et une année de bannissement ; encore n'est-il nullement puni, si son enfant Ta frappé ^ Comme dans toutes les sociétés qui ont conservé l'empreinte des vieux âges, le pouvoir du père de famille est énorme en Chine : il peut vendre sesenfants, ses c petites femmes >, même la c grande femme t, mais alors il lui faut le consentement de cette dernière.
Il semble bien aussi, que, tout en corrigeant les assertions évidemment exagérées des missionnaires à ce sujet, Texposition et même l'infanticide des enfants, surtout des Glles, soient loin d'être rares dans le Céleste empire^.
La sujétion de la femme est grande en Chine ; et c'est encore un legs des ancêtres. La jeune fille est mariée par ses parents, dès l'enfance, parfois avant sa naissance, par convention faite dans l'hypothèse que l'enfant à naître sera de sexe féminine Fille« elle est soumise à ses parents; femme i son mari ; veuve à ses fils, comme dans l'Inde ^ La jeune fille chinoise n'a même pas l'idée qu'on la puisse consulter sur le choix de son mari. Ce dernier a toujours le droit de lui adjoindre des c petites femmes », surtout si elle est stérile, et alors la t grande femme > devient mère putative des enfants d'autrui\ Pourtant l'opinion publique blâme l'achat des petites femmes, particulièrement si l'on a des fils. Dans la campagne, les hommes doivent éviter de s'arrêter