‹ L'évolution de la morale; leçons professés pendant l'hiver de 1885-1886Chapitre 203 sur 330 · Hue, Empire chinois, t. Il, p · texte numérisé non relu

Hue, Empire chinois, t. Il, p

308 L*ÊVOLUTION DE LÀ MDRALK.

dans le voisinage des femmes; à la ville, la femme ne doit pas recevoir de visites masculines.

Le flagrant délit d'adultère donne au mari le droit de tuer la femme et même son complice. Si la femme n'est pas tuée, elle est vendue à un autre homme, mais au profit du gouvernement. Au mari complaisant, quatre-vingt-dix coups de bambou '.

La femme est répudiable pour stérilité, pour impudicité, pour désobéissance au père et à la mère du mari, pour loquacité, pour penchant au vol, pour caractère jaloux, pour maladie incurable. Mais elle ne peut être répudiée, quand elle a porté, trois ans, le deuil de son beau-père ou de sa belle-mère, quand elle n'a plus de père et de mère pour la recevoir, quand la famille est devenue riche *.

En revanche, quand le mari ne répudie pas sa femme adultère ou coupable d'un des délits entraînant la dissolution du mariage, il est passible de quatre-vingts coups de bambou ^

Le divorce par consentement mutuel est licite : c'est une leçon que nous donnent les Chinois.

Quatre-vingts coups de bambou au mari qui loue sa IVmme ; soixante au père qui loue sa fille *.

L'enlèvement, même pour Tépouser, de la femme ou de la lille d'un homme libre est puni par la strangulation ^

Des tablettes d'honneur sont décernées aux veuves, qui ont filialenient obéi aux parents de leur mari. Celles qui se sont suicidées après la mort de leur époux ont des tabletles d'honneur dans les temples *.

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