‹ L'évolution de la morale; leçons professés pendant l'hiver de 1885-1886Chapitre 214 sur 330 · Plutarque, Vie de Cimon iècle · texte numérisé non relu

Plutarque, Vie de Cimon iècle

modifia. Solon condamna le ravisseur d'une Aile à payer cenl drachmes d'argent ; il ordonna au plus proche parent d'épouser une orpheline pauvre ou de lui constituer une dot; il n'abrogea point une des lois sanglantes de Dracon, qui mettait l'homme adultère pris en flagrant délit à la discrétion du mari offensés 11 défendit aussi de vendre ses filles ou ses sœurs, hors les cas de conduite légère *.

A Rome, la sujétion de la femme mariée, d'abord extrême, s'adoucit peu à peu. La loi des Douze Tables permettait aux parents d'exécuter eux-mêmes la femme adultère, après l'avoir traduite devant le tribunal de la famille : Cognati fiecanto uti volent.

Dans la Rome primitive, comme dans tous les pays sauvages, c'était pour avoir attenté à la propriété que Thomme adultère était puni, et le mari lésé pouvait accepter une compensation pécuniaire.

Plus tard la loi se substitua à la vengeance privée. La loi Julia décréta contre l'homme adultère la peine capitale; contre le séducteur, la confiscation de la moitié des biens ^; elle enjoignit au mari, en cas d'adultère de la femme, de cesser toute cohabition avec elle, sous peine de perdre ses droits civils; en même temps elle excluait la femme coupable de tous les temples, môme de ceux des esclaves et des étrangers.

L'antiquité pratiquait la répudiation et le divorce. La première était facile; car Cicéron répudia sa femme Terentia pour avoir un nouveau douaire, et Auguste, voulant épouser Livie, força son mari à la répudier, quoiqu'elle fut grosse *. Plus tard, le divorce devint si aisé que saint Jérôme parle

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