‹ L'évolution de la morale; leçons professés pendant l'hiver de 1885-1886Chapitre 221 sur 330 · Plularque, QuesL Grœ. t. XVll (Voir Ménard, loe. cil · texte numérisé non relu

Plularque, QuesL Grœ. t. XVll (Voir Ménard, loe. cil

4.. Fricdlœnder, .Vaurs romaines^ etc., l. IV, p. iil. — Arislolc, PolUiq^^'

Ce dernier démontre la parfaite légitimité de l'esclavage : € Parmi les ôtres créés, les uns, au moment même de leur naissance, sont destinés à obéir, les autres à commander ^ > — € Tous les ôtres, entre lesquels il y a autant de différence qu'entre l'âme et le corps, entre l'homme et l'animal, sont esclaves par nature. Pour eux, ia sei-vitude est juste et utile *. > — € On ne doit pas s'efforcer de réduire en servitude tous les hommes indifféremment, mais seulement ceux qui y sont destinés, de même qu'on peut se procurer les moyens de pourvoir à un repas d'appareil ou à un sacrifice, en allant à la chasse du gibier ou des bêtes fauves, mais non pas en immolant des hommes ^. > — c II est nécessaire que les laboureurs soient ou des esclaves, ou des barbares, ou des périœciens *. » Déjà pourtant certaines consciences, moralement plus délicates, protestaient; c'est même en grande partie pour les réfuter qu'Aristote fait ses raisonnements ^

Dans sa manière d'envisager la servitude et de traiter les esclaves, Rome a été au moins aussi abominable que la Grèce.

Tout d'abord, aussi, le nombre des esclaves fut assez restreint dans la Rome primitive ; chaque propriétaire en avait un ou deux pour l'aider dans ses travaux agricoles «. Ce furent les conquêtes et la piraterie, qui déversèrent sur l'Italie un flot d'esclaves. L'île de Délos était un grand centre de commerce d'esclaves. A l'entrée et à la sortie de son port, le mouvement quotidien d'esclaves se chiffrait par milliers \ Sur le continent, les prisonniers barbares, considérés

i. Politique, U^' 1", cli. ii, p. 8.

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