Rambaud, loc, cit., p
mais veut (art. 46) que les voleurs de grand chemin soient « rompus vifs et laissés mourir sur la roue ».
En Angleterre, on punit d'abord les plus petits vols par l'amputation du pouce, d'une oreille, d'un pied ou d' une main ; mais, pour les vols quelque peu importants, la peine capitale l'ut très longtemps en usage. D'après le statut IV de Georges I", la punition du grand larciriy c'est-à-dire d*un vol au-dessus de douze sous, est régulièrement la mort.
Contre les voleurs, nos anciennes lois françaises n'étaient pas plus douces. En cas de flagrant délit, la peine capitale était immédiatement prononcée*. La mort simple ne suffisait même pas toujours : En 1460, une femme fut enterrée toule vive à Paris, « pour avoir commis phisieurs larcins* ».
En 1661, un jeune homme, pour avoir volé, la nuit, dans des jardins, des fruits et des volailles, a Chessy (Seine-et- Marne) dut faire amende honorable, en chemise et la torche au poing; puis il fut battu de verges par les carrefours et enfin banni pour six ans ^ Des coutumes bizarres tempéraient parfois larip^ueur des lois ; ainsi, à Paris, une jeune fille pouvait arracher un voleur à la potence, en demandant à l'épouser; le fait se produisit en 1419*.
Des crimes et délits, pour lesquels l'antiquité grécoromaine avait été fort indulgente, furent sévèrement punis dans l'Europe barbare. Dès le vu* siècle, on édicta contre l'infanticide ou Tavortement la peine capitale ou la perte de la vue. Contre Tavortement, la constitution Caroline (Charles-Quint) décrète la mort et il en était de même dans l'ancienne France. La peine capitale frappait aussi l'infanli-