‹ L'évolution de la morale; leçons professés pendant l'hiver de 1885-1886Chapitre 92 sur 330 · Labillardièrc, cité par Bonmck {Daily Life, etc., p · texte numérisé non relu

Labillardièrc, cité par Bonmck {Daily Life, etc., p

2. Cook, llist. univ, des voyages, t. VIH, ]•. 331-i03. — De Rochas, A'w velle^Calédonie, p. \Wi, — D'Entrccasleaiix, llist. univ. des voyages, t. X*', p. 56.

provoquèrent de violentes protestations, quand ils prétendirent faire porter aux filles la ceinture des femmes mariées, et ces dernières revendiquèrent énergiquement leurs droits*.

Les Polynésiennes, toujours fort légèrement vêtues, se déshabillaient, sans penser à mal, pour un motif quelconque et invariablement quand elles entraient dans l'eau. Aux iles Sandwich, des dames du pays, déjà quelque peu civilisées à reuropéenne, nageaient, toutes nues, vers les navires, en portant sur leur tète leurs robes de soie, leurs chaussures et leurs parasols, qu'elles reprenaient à bord pour se faire belles*.

La parfaite absence de scrupules, avec laquelle les Polynésiens des deux, sexes considéraient ce que nous appelons par eicellence c les mœurs », donnait lieu à des incidents 1res singuliers pour les Européens. Durant une traversée faite dans une des chaloupes de Cook, une Taïtienne d'un rang élevé voulut se convaincre, d^ visu^ que les Anglais étaient fidts comme les hommes de son pays, et cela par pure curiosité'. Une autrefois, un missionnaire dut regagner à la hiUe le navire qui l'avait amené : les insulaires, ne comprenant absolument rien à sa continence, avaient supposé, chez lui, quelque malformation et s'étaient efforcés de s'en assurer. Avec des variantes, des mœurs analogues s'observent bien ailleurs que dans l'océan Pacifique. En général, les hommes primitifssontétrangers à tout souci de décence. Ainsi les plus sauvages des Indiens d'Amérique, les Fuégiens*, les Californiens ^, satisfaisaient tous leurs besoins à la place môme où ils se trouvaient, et sans se soucier en rien de leurs voisins.

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