sol
mi —
[ ré
ut
( si ut
\ sol 1 mi
\ sol — j mi —
\ ut
\ ut —
ré
ut
[ ré
ut
la
\ ut j la
fa
[fa
Dans ces deux derniers (4 et 5), les retards faisant des sixtes ne dissonent pas avec la basse. Ils simulent des accords mineurs renversés [ré fa la ou ré fa la ut] . On remarquera qu'ici le ré n'arrive qu'en qualité de note mé* lodique retardant Vut. J'aurai du reste occasion de traiter de ces combinaisons où la sixte figure dans l'accord et qui jouent un rôle important dans la tonalité.
Altérations. — On fait subir des altérations à une note de l'accord lorsqu'une partie, ayant à franchir un ton, passe par le demi-ton
intermédiaire, # en montant, ^ en descendant. Ces altérations donnent une nouvelle forme à raccord ; elles sont purement mélodiques et destinées à faire prévoir ce qui va suivre.
Ex. Sot sol # / la mi — j fa ut — ( fa
Résumé. — Telles sont les modifications que présente l'accord tiré de la série harmonique, étudié ici sans mouvement, sans tonalité.
En résumé, une seule de ces modifications a un caractère harmonique : l'abaissement de la tierce {!).
Importance de la quinte juste. — Cette variabilité de la tierce me conduit à évaluer, dans un accord, la quinte juste (ut sol) comme son intervalle le plus important. Ajoutons que sol est le premier harmonique différent du son
(1) Ajoutons celui de la neuvième , dont le caractère est plutôt mélodique qu'harmonique.
MODIFICATIONS DE l'aCCORD 53
générateur dans la série d'iti, de même qu'il en est le plus intense.
Ce caractère de la quinte d'accusé?' fortement un accord explique la dureté de certains accords où se trouvent en présence deux quintes justes (quartes justes, si les accords sont renversés).
Je prends en effet l'acco^'d mineur dissonant ut mi 1? sol si b par exemple, et je le compare à l'accord majeur dissonant de basse correspondante : ut 7ni sol si^. Je vois que ces deux accords sont identiques au point de vue dissonant, que les notes qui battent, ut et si i?, sont les mêmes. Cependant l'accord mineur ut mi [> sol si h est de beaucoup plus dur que l'autre. A quoi cela tient-il ?
Précisément à ce qu'il y a en cet accord mineur deux quintes justes ut sol et mi b si h. Et, comme ces quintes caractérisent chacune un accord, il en résulte que l'accord ut mi \, sol si \) représente à l'oreille deux harmonies différentes, (d'itf, ut mi h sol en mineur, de mi \>, mi !? sol si ? en majeur) et que ces
deux harmonies sont entendues en même temps.
Aucontraire, dans l'accordmajeur dissonant, ut mi sol si (7, je ne trouve qu'une quinte juste ut sol caractérisant l'accord à'ut.
■ L'accord mineur dissonant fait donc à l'oreille l'effet de deux harmonies différentes simultanées, et il est facile d'en conclure qu'il sera dur, et non seulement dur, mais vague.
Je trouve également deux quintes dans l'accord de neuvième majeure ut mi sol sil? ré j^ar ex., ut sol et sol ré. Ces deux quintes comme les précédentes donnent à l'accord un caractère de dureté; aussi lui préfère-t-on habituellement l'accord de neuvième mineure, ut mi sol si \f ré h où ne se rencontrent pas deux quintes justes. Mais il est bon de noter que cette dureté est moins sensible lorsque le ré n'est qu'une note substituée à lU, une note dont les fonctions sont mélodiques plus qu'harmoniques, et non l'élément d'une nouvelle harmonie.
Il en est de même quand la quinte juste est produite par le retard ou l'appoggiature d'une
MODIFICATIONS DE L ACCORD