‹ L'Évolution De La Technique Des Chemins De Fer Au Cours Des Quinze Dernières Années: et ses conséquences économiquesChapitre 5 sur 37 · TITRE II · texte numérisé non relu

TITRE II

Services de la Traction et du Matériel

Tout autant, sinon plus, que le Service de la Voie et du Bâtiment, le Service de la Traction et du Matériel est tout d’abord un facteur puissant d'amélioration de la qualité des transports ferroviaires.

C’est en effet de lui que relèvent tous les véhicules moteurs ou remorqués, qui doivent être. capables de réaliser les plus vives allures que réclament les usagers d'offrir, ce qu'ils demandent aussi, un plus grand confort.

Ses machines, par conséquent, doivent pouvoir soutenir de grandes vitesses de routes, sans défaillance, avec des possibilités de freinage et d’accélération suffisantes.

Ses voitures, roulant sans heurt, permettant de par leurs dispositifs de restaurant et de lits, de longs voyages sans arrêts, doivent être agréables.

Et ses wagons, de par la diversité de leurs types, doivent se prêter au transport avantageux des matières les plus diverses.

Le Service de la Traction et du Matériel, est aussi une cause très importante de dépenses pour les chemins de fer. Elles atteignaient, en 1940, sur la S.N.C.F. plus de 7.000.000.000 de francs.

Les principaux éléments de ce coût sont au nombre de trois. Ils sont afférents aux frais d’entretien, aux dépenses d'énergie de traction, aux traitements du personnel de conduite. En 1940, ils se chiffraient respectivement par : 3.257 millions dont 1.642 pour les véhicules moteurs ; 1.940 millions et 1.000 millions de francs sur la S.N.C.F.

Les éléments secondaires sont beaucoup plus nombreux. Citons les charges du capital d’achat des véhicules, le prix des installations fixes accessoires. Et il y en a beaucoup d’autres encore, que nous signalerons en étudiant les différents modes de traction auxquels ils sont propres.

Car c’est autant par le choix judicieux de ceux-ci que ” le progrès technique peut intervenir, que par les perfectionnements mêmes qu’il apporte à l’intérieur de chacun d’eux.

Et ceci, comme toujours, soit directement, par la réduction des dépenses de traction, soit indirectement par les plus-values de recettes qui ressortent à d’autres titres. Ainsi, par exemple, un rendement meilleur des moteurs, peut à la fois réduire la consommation de combustible et augmenter la vitesse de la marche. Ainsi, l’allègement des voitures peut permettre une vitesse plus grande, tout en réduisant les frais de traction, etc...

L'évolution de la technique s’est d’ailleurs poursuivie à l’intérieur du Service de la Traction, en obéissant à deux écoles différentes : la première situant le progrès dans l’alourdissement du matériel, la seconde dans son allègement, ceci étant donné la diversité des trafics.

Nous étudierons, en premier lieu, les efforts techniques pratiqués sur le matériel lourd, en allant des locomo-

tives aux wagons, et en parlant en premier lieu des machines à vapeur, pour leur comparer, immédiatement après, les moteurs à combustible liquide et les moteurs électriques. En second lieu, nous traiterons du progrès que peut réaliser le matériel léger par rapport au matériel lourd. Et enfin, nous examinerons spécialement la question de l’autorail, véhicule automoteur.

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