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ÉMISSIONS ÉLECTRIQUES QUI ACCOMPAQNENT LA CHALEUR

Nous venons de voir que la matière rayonne et absorbe sans cesse. L'échange entre l'éther et elle ne s'arrête jamais. Les vibrations de l'éther captées par la malière y subissent des transformations variées, au mécanisme ignoré, et dont nous ne percevons que les termes extrêmes.

"On n'a pas cessé d'insisler dans cet ouvrage et le précédent sur les relations de l'éther avec la matière. Elles apparaissent encore avec les phénomènes électriques accompagnant les variations calorifîques des corps.

Les physiciens ont pressenti depuis longtemps la parenté de la chaleur et de rélectricité et reconnaissent de plus en plus que la production de l'une s'accompagne en même temps de la manifestation de l'autre. Un corps frotlé engendre à la fois de là chaleur et de l'électricité. La chaleur qui se propage dans un fil simplement tordu sur lui-même engendre de Télectricilé. Une substance, en se combinant avec une autre, peut dégager de la chaleur et aussi dé l'électricité.

On sait également que les conductibilités électrique

et calorifique sont sensiblement dans les mêmes rapports pour tous les métaux. Ceux qui conduisent très bien la chaleur conduisent de même i*élec* tricité et inversement. La principale différence réside dans la vitesse de propagation. Immense pour Télectricité, elle est très lente au contraire pour la chaleur.

Si la chaleur se transforme facilement en électricité^ cette dernière se transforme non moins facilement en chaleur. Il suffit de faire* traverser un 111 métallique par un courant, pour le voir rougir plus ou moins suivant sa résistance. En envoyant le courant à travers un fil conducteur, dont une nroitié est de platine et Tautre d'argent, le platine est porté au rouge blanc alors que le fil d'argent dix fois plus conducteur, c'est-à-dire offrant moins de résistance au passage de Télectricité, reste obscur.

Les recherches récentes dont j'ai parlé dans mon dernier livre, permettent d'aller beaucoup plus loin encore dans la voie de ces analogies.

On sait maintenant que quand, parun moyen quel-* conque, un corps est porté à Tineandescence il émet non seulement de la chaleur rayonnante et de la lumière — ce qui d'ailleurs est exactement la même chose — mais en outre des torrents de particules électriques. On est même arrivé à admettre, hypothèse appuyée sur les expériences de Zeemann, qu'une flamme est constituée par des particules électriques en vibration. Les mouvements de ces électrons propagés à l'éther engendreraient la chaleur rayonnante et la lumière. II serait cependant très possible que le dégagement de particules électriques accompagnant Tincandesceace et aussi beaucoup de réactions chimiques ne fût, dans plusieurs cas, qu'un phénomène secondaire, une sorte d'excédent inutilisé des énergies employées à modifier les équilibres de la matière.

II doit exister entre les énergies intra-moléculaires

et les énergies intra*atomiques une relation constante. Les atomes représentent les pierres avec lesquelles sont bâtis les édiûces moléculaires. Dans toutes les opérations de la chimie ordinaire, nous ne faisons que déplacer ces pierres, et c'est sans doute pourquoi Ton retrouve toujours les quantités de chaleur ou d'électricité alors mises en jeu. Lorsque par des moyens divers, très insuffisants encore, nous touchons à la structure des pierres de l'édifice, c'est-à-dire aux atomes, nous les dissotions et libérons sous forme de chaleur, d'électricité, etc., des forces intra-atomiques dont la grandeur pourra être sans rapport avec les causes de tels changements.'

Tout ce chapitre et celui qui précède sont, au point de vue des explications, d'une insuffisance évidente. Malgré toutes les formules dont on l'a hérissée, cette région de la physique est extrêmement obscure et le problème de la chaleur un des plus difficiles, parce que sa solution implique la connaissance de choses très peu accessibles encore.

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