‹ L'évolution des forcesChapitre 80 sur 116 · NON PHOSPHORESCENTS · texte numérisé non relu

NON PHOSPHORESCENTS

A la phosphorescence invisible se rattachent en apparence — mais en apparence seulement — certaines impressions obtenues par les corps mis en contact dans Tobscurité avec une plaque photographique sensible. Lorsqu'on place dans un ch&ssis photographique une plaque au gélatino-bromure sous uiie lame de métal — zinc, aluminium, platine, etc. — en interposant entre la lame et la plaque une croix faite avec diverses substances, on obtient généralement après quelques heures de pose au soleil ou devant une forte lampe à pétrole, une silhouette de l'objet interposé alors même qu'il est séparé du métal par une mince lame de mica.

Cette expérience et d'autres du même ordre qui me firent jadis perdre beaucoup de temps, réussissent très irrégulièrement, et, au bout de peu de jours, le même métal ne donne plus d'image.

Ces e£fets ne se rattachent nullement à la phosphorescence, mais à Ja radio-activité du métal et c'est pourquoi on l'augmente par une légère chaleur. L'absence d'action du métal — sa fatigue si on peut s'exprimer ainsi — s'observe également comme nous l'avons montré pour la décharge à l'électroscope. Elle tient à ce que le métal, ayant expulsé sous l'influence d'une légère chaleur une petite provision de substance radio-active qui ne peut se régénérer que par un long repos, devient inactif.

Ces influences radio-actives que je mélangeais au début de mes expériences avec celles de Tinfra-rouge et de la phosphorescence invisible, me demandèrent beaucoup de recherches pour être dissociées. De temps à autre des expérimentateurs divers retombent sur mes anciennes expériences et, comme

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