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BOLE DES DIVERSES RADIATIONS LUMINEUSES

elle, la plante absorbe, comme les animaux, de l'oxygène, et exhale de Tacide carbonique.

La fonction chlorophyllienne, inverse de la précédente, ne s'exerce au' contraire qu'à la lumière visible et n'est due qu'à son absorption. Grâce à elle, la plante décompose l'acide carbonique et fixe son carbone dans ses tissus. L'énergie lumineuse emmagasinée par la chlorophylle permettra au protoplasma de la plante de transformer les substances minérales en produits organisés, compliqués, chargés d^énergie, sans lesquels la vie des animaux supérieurs serait impossible. Les végétaux établissent ainsi une relation permanente entre le monde minéral et le monde animaU Grâce à eux, la matière passe sans cesse par des formes de vie différentes, s'élevant progressivement du minéral à l'animal supérieur.

Dans ce cycle perpétuel, deux éléments de transformation; les bactéries et la chlorophylle, ont une influence prépondérante. Les bactéries ramènent à rétat minéral les produits usés par le fonctionnement des vies supérieures, et la chlorophylle élève les substances minérales à l'état organisé.

Les bactéries peuvent remplir leur rôle destructeur dans une obscurité complète. La chlorophylle a besoin pour le sien d'absorber les vibrations lumineuses. Le végétal représente donc en réalité une transformation de la lumière. C'est l'éther lumineux absorbé et transformé par les: végétaux qui fait mûrir les moissons et verdir les forêts. La vie représente une de ses transformations.

On ne peut dire cependant que l'énergie très grande accumulée par la plante soit due tout entière à l'énergie minime, que produit l'absorption des rayons lumineux par la chlorophylle. Les rayons absorbés agissent sans doute en provoquant des libérations d'énergie intra-atomique dont le mécanisme n'est pas déterminé encore. Les vibrations de l'éther

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déclanchent probablement des forces que des milliers de siècles ont jadis accumulées dans l'atome.

Quels sont les effets des diverses radiations visibles ou invisibles dans la vie végétale ? Le rôle des premières a été étudié par plusieurs générations de chercheurs. Celui des secondes est très ignoré encore à cause de l'insuffisance des méthodes employées pour déterminer leur action.

§ 2. - MÉTHODES D'OBSERVATION DE L*ACTI0N DU SPECTRE SOLAIRE SUR LA VIE VÉGÉTALE.

La valeur des expériences dépend toujours du choix des méthodes. Celles utilisées pour étudier les actions des diverses parties du spectre solaire — les rayons infra-rouges notamment — sur la vie végétale sont malheureusement entachées de causes d'erreur ôtant^toute valeur à la plupart des résultats, d'ailleurs contradictoires, obtenus jusqu'ici. Il est facile de les mettre en évidence.

Pour observer les propriétés des diverses radiations du spectre, on devait naturellement songer à décomposer la lumière par un prisme et placer les végétaux dans les diverses radiations ainsi séparées. La décomposition de l'acide carbonique par les rouilles se mesure, par exemple, en les introduisant dans des tubes étroits placés ensuite dans les divers faisceaux lumineux que le prisme a séparés.

Cette méthode d'apparence si simple comporte des /Causes d'erreur considérables. La première et la plus grave c'est que la lumière assez dispersée pour être étendue sur une certaine surface perd énormément de son intensité. Or, le rôle de l'intensité dans les réactions chimiques est capital, comme nous Tavons montré. En opérant avec un prisme, on est fata-

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