II. HYDROZOAIRES
Les Polypes hydraires ont une cavité générale non divisée par des plis mésentériques; il n'y a pas de canal œsophagien. Ils forment des colonies soutenues souvent par un squelette chitineux. Sur ces colonies bourgeonnent de petites Méduses où se développent les œufs.
Les Méduses se détachent de la colonie et des œufs sortent de nouveaux Polypes qui forment par bourgeonnement de nouvelles colonies. Il y a donc alternance de génération.
Graptolitbes . — Les Hydrozoaires sont très anciens. Us remontent aux premiers temps paléozoïques. Souvent on trouve sur les schistes cambriens et siluriens de fines empreintes ressemblant à des traits marqués à la plume, de là leur nom de graptolitbes (pierres écrites). Ces empreintes ne sont autre chose que la trace d'un hydrosome ou colonie de Polypes hydraires. A un grossissement suffisant on voit que ces traits consistent en un axe carbonisé ou pyritisé portant sur l'un des côtés 1 e série de petites loges analogues aux bydrotbèques < is lesquelles se renferment les Polypes hydraires ( . 32). L'axe est parcouru par un canal central avec I jel communiquent les diverses hydrothèques. A Tex-
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trémité inférieure de la colonie se une pointe ou sicule ne portant pa; Les Graptolithes sont assez nom en plusieurs groupes.
Fio.jj
Les Monoprionidés sont les Grapt quegsontd'un seul côté de l'axe ;d tus la tige peut être droite (M. pri (M. convolutus) en spirale (M. turr le genre Rastrites l'hydrosonie es sont séparées par de longs intervalles, comme les dents d'un râteau; le genre Ca)«o^(i^ft« se compose de deux hydrosomes réunis par leurs sicules, et présentent plusieurs genres; dans le genre Didymograptus, deuxAfowograptus sont soudés par leur partie inférieure.
Les Diprionidés ont des cellules sur les deux côtés de l'axe central. Ainsi le genre Diplograptus se compose c AtwxMomgraptui soudés dans toute leur longueur, dale Phyllograptus il y a OiMuXte Monograptus soudés a ang droit et aplatis en forme de feuille.
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Les genres bilatéraux (Didymograptus, Pbyllograptus, etc.), ont paru les premiers et dès le cambrien. Les Monograptus n'ont apparu que dans le silurien supérieur; ils dérivent probablement des bilatéraux par atrophie d'une des branches.
On rattache les Graptolithes aux Sertulaires actuels. A la base des hydrothèques se trouve d'après Hopkinson, une cloison comme chez les Sertulariens. 11 y a aussi comme chez ces derniers, des capsules ovariennes.
Les Graptolithes sont donc les premiers Hydrozoaires.IIs ont commencé avec le cambrien et ont presqu'entièrement disparu avec le silurien supérieur. Les derniers se rencontrent dans le dévonien inférieur. On ne peut donc les regarder comme les ancêtres directs des Sertulaires dont ils sont séparés pat des millions d'années.
Dictyonema. — Un autre groupe paléozoïque allié aux
Sertulaires est celui des Dictyonema du cambrien et du silurien. Ils n'ont pas d'axe central comme les Graptolithes et leurs hydrosomes se composent de nombreuses branches partant d'iin même point et rattachées par des traverses, ce qui donne à l'ensemble l'aspect d'une corbeille treillissée.
Stromatoporides, — Certains polypiers paléozoïques, les Stromatoporides ont été longtemps ballottés d'un groupe à l'autre. Ils sont massifs ou lamelleux, souvent mamelonnés et munis d'une épithèque sur le côté inférieur. Dans leur squelette il y a deux sortes d'éléments : Les uns sont des piliers perpendiculaires à la surface ; ils sont ou bien solides et compacts, ou bien traversés par un canal qui peut être interrompu par des tables horizontales. Les autres sont des plaques horizontales paral-
Priem, Formes animales. 5
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lèlesà la surface et souvent disposées concentriquement. Nicholson rapproche les Stromatoporides des Milléporides actuels et des Hydractiniaires actuels, où Ton trouve aussi des lamelles horizontales et des tubes verticaux, qui chez les Milléporides sont tubulés. Les Stromatoporides se trouvent dès le silurien et le dévonien, se continuent dans le carbonifère et le permien. Ils sont représentés dans le jurassique supérieur par le genre Ellipsactinia.
Hydroioaires secondaires et tertiaires, — Dans le crétacé commencent les Milléporides avec le genre Porospbœra commun dans le sénonien. Ils descendent probablement des Stromatoporides, et sont très développés à l'époque actuelle où ils prennent part à la construction des récifs. Le genre Millepora se trouve à partir du miocène inférieur.
Les Hydractiniaires, qui se présentent sous forme de croûtes, commencent avec le cénomanien et deviennent très abondants avec le tertiaire. Les Stylasiérides qu'on trouve aujourd'hui sur le bord des récifs, là où les vagues se brisent avec le plus de violence, commencent avec le miocène. Ainsi les Hydrozoaires ont aujourd'hui leur développement maximum, mais sont déjà représentés dans les couches géologiques les plus anciennes par des formes dont ils paraissent être sortis comme les Stromatoporides, et par d'autres absolument éteintes, comme les Graptolithes.
Méduses. — Les grosses Méduses que la mer rejette sur nos côtes ont aussi des représentants très anciens et ne paraissent pas s'être modifiées sensiblement depuis les temps primaires. On a trouvé un nombre relativement grand de ces organismes mous qui semblent
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destinés au premier abord à disparaître sans laisser de traces.
Sur les schistes cambriens de Suède, on observe de nombreuses empreintes dont Torigine a été longtemps douteuse. Nathorst lésa étudiées. Beaucoup ressemblent absolument aux étoiles que forment sur le sable les canaux radiaires de l'ombrelle des Aurélies. D'autres rappellent les empreintes qu'une Méduse produit en nageant lorsque ses tentacules traînent derrière elle. Dans les couches cambriennes les plus anciennes, on trouve aussi des sortes de bourrelets couverts de stries parallèles. On les a appelés Eopbyton. Nathorst a montré qu'ils ne sont autre chose que les traces laissées par des Méduses non en nageant, mais en rampant sur le fond de la mer.
Les empreintes de Méduses sont communes sur les schistes lithographiques de Solenhofen. On les a rapportées à huit genres ayant de grandes analogies avec les genres actuels. Tels sont les Rhi:(ostomites, Acraspedites , etc. La Talœginia giganiea se distingue des >tginides vivantes par sa taille considérable. On trouve aussi parfois des empreintes de Méduses dans les silex de la craie.
LES ECHtNODBRMES