I, TÉTRABRANCHIAUX
Les Tétrabranchiaux fossiles sont reconnus comme tels à cause de leur cicatrice, et de leur siphon qui se continue jusqu'au fond de la première loge. Il est probable qu'on ne doit pas regarder celle-ci comme la loge intitiale, correspondant au nudéus des Spirules. Beaucoup de paléontologistes, entre autres Barrande et Hyatt, pensent que la cicatrice était ouverte et communiquait avec une loge à parois membraneuses représentant le nucléusdes Spirules. On a même reconnu la surface d'attache de cette loge caduque au bord d'une area qui entoure la cicatrice.
Formes droites. • — Les Tétrabranchiaux se montr dès le cambrien et deviennent très nombreux dans silurien inférieur. Les formes les plus anciennes s< droites, c'est-à-dire que la coquille au lieu d'être *
TETRABRANCHIAUX 21}
ralée comme chez les Nautiles, est absolument déroulée. Ces formes ont été nommées Ortboceras (fig. 97 et fig. 99).
s. 98. - GtmpiiKir/ii cUifli
Fio. 99. - Oribocirai rigiUar,
ai4 CÉPHALOPODES
La coquille se termine en cône, les cloisons sont simples et concaves, le siphon est généralementcentral.Il peut être soit cylindrique, soit constitué par une suite d'étranglements et de renflements successifs.
Le nombre des chambres chez les Orthoceras est invariable. Dans Orthoceras truncatum, la coquille est toujours tronquée postérieurement ; il n'y a pas de cicatrice. On trouve au plus huit loges dans cette espèce et jamais moins de quatre. Barrande en a conclu que les Orthoceras rejetaient à intervalles réguliers leurs anciennes chambres et diminuaient ainsi la longueur de leur coquille. Ils réparaient celle-ci par une calotte conique ; il est probable que cette réparation se faisait à l'aide de longs bras analogues à ceux de l'Argonaute femelle.
Les Orthocères se montrent avec le silurien et atteignent leur développement maximum dans le silurien supérieur où certains atteignent une taille de un à deux mètres (O. cochleatum). Ils s'éteignent dans le trias (O. dubium O. elegaus).
Les Orthocères du cambrien et du silurien inférieur, c'est-à-dire les formes les plus anciennes présentent des particularités remarquables. La chambre d'habitation se continue par un large siphon et les chambres à air sont rejetées sur le côté. Ainsi le siphon n'est plus central, il est latéral. Ces Orthocères forment le genre spécial Endoceras: (ex. E. duplex). Souvent le large siphon est obstrué par des dépôts calcaires en forme de cônes emboîtés les uns dans les autres.
Dans toutes les formes précédentes, l'ouverture de b coquille est large ou à peine rétrécie; l'animal, comm. celui du Nautile, pouvait faire saillie au dehors. Au con traire, il y en a d'autres, les Gompboceràs (fig. 98), dan