‹ L'evolution des formes animales avant l'apparition de l'hommeChapitre 32 sur 56 · TÉTRABRANCHIAUX 2I · texte numérisé non relu

TÉTRABRANCHIAUX 2I

lesquelles Tanimal devait être étroitement emprisonné. La coquille ventrue en forme de poire allongée, présente une ouverture très rétrécie, ressemblant à un T. Par cette ouverture sortaient probablement Tentonnoir et les bras. Les Gompboceras atteignent leur maximum dans le silurien supérieur et disparaissent dans le carbonifère.

Formes arquées. — D'autres Tétrabranchiaux diffèrent des Ortboceras par leur coquille plus ou moins arquée. Le siphon se trouve du côté convexe, c'est-à-dire ventral (par analogie avec les Nautiles). On a créé pour ces coquilles le genre Cyrtoceras. Certains Cyrtoceras ont une bouche rétrécie ; on en a fait le genre Pbragmoceras, : Les Cyrtoceras se rattachent intimement aux Ortboceras. Beaucoup de ceux-ci, comme l'a montré Barrand^, ont un siphon plus ou moins excentrique et une coquille plus ou moins courbe. Ainsi dans Ortboceras dulce, il y a des individus droits et d'autres arqués.

Il n'est pas facile de séparer nettement le genre Cyrtoceras simplement arqué du genre Gyroceras (silurien supérieur et dévonien), où la coquille s'enroule plus ou moins en spirale, car il y a des intermédiaires. Les tours de spire peuvent être placés dans des plans un peu différents et ont ainsi une tendance à s'enrouler en hélice comme la coquille des Gastéropodes. Cette particularité a fourni le genre Trocboceras, presque cantonné dans le silurien supérieur. 11 y a tous les intermédiaires entre les deux genres Gyroceras et Trocboceras et la même espèce présente des variations.

Formes enroulées. — Les coquilles du genre Nautilus i ît enroulées en spirale ; les tours de spire sont dans 1 même plan et se touchent, de sorte que la coquille ( discoïdale. Le siphon est central, les cloisons laissent

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généralement sur les moules internes une ligne suturale simple et concave. Les formes les plus anciennes, qui remontent au silurien, sont largement ombiliquées, c'est-à-dirç que la partie centrale correspondant aux premières loges présente plusieurs tours de spire; il y a souvent un vide au milieu de l'ombilic. C'est ce qui a lieu dans le sous-genre Trematodiscus abondant au carbonifère (T. Koninckii).

Le sous-genre Nautilus proprement dit commence au trias ; l'ombilic est petit et la ligne suturale qui est simple, peut présenter aussi des lobes peu profonds. 11 peut y avoir sur la surface des côtes fines parallèles à l'enroulement, coupées par de fines stries transversales (ex. * N. striatus du lias), ou bien comme dans les espèces du crétacé, il peut y avoir de fortes côtes en chevrons (N. plicatus de Taptien). La surface peut aussi être lisse ou ornée seulement de fines stries transversales. C'est ce qu'on voit chez les espèces actuelles. Il n'y a actuellement que quatre espèces vivantes (ex. : N. pompilius) habitant les mers chaudes.

Le genre Aiuria de l'éocène et du miocène présente une ligne suturale fortement courbée en zigzag (A. ^îg^ag). Le siphon est interne, c'est-à-dire placé sur le côté concave et se compose de goulots emboîtés les uns dans les autres. .

Formes déroulées. — Certaines formes Nautiloïdes présentent une coquille d'abord enroulée en spirale, mais le dernier tour se déroule et devient droit; il est quelquefois très long. Par leur partie droite, ces formes appelée- Liiuites peuvent donc être confondues avec des Ortbc ceras, et par leur partie enroulée avec des Nautiles. Lt cloisons sont simples comme celles des Nautiles propre

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