‹ L'evolution des formes animales avant l'apparition de l'hommeChapitre 35 sur 56 · III. DIBRANCHIAUX · texte numérisé non relu

III. DIBRANCHIAUX

Les Dibranchiaux actuels se divisent en deux sousordres basés sur le nombre des tentacules : les Décapodes qui ont dix tentacules et les Octopodes qui en ont huit. Les recherches paléontologiques ont établi la généalogie des Décapodes. Ils tirent leur origine des Bélemnitidés.

Belemniiidés. — Depuis longtemps on connaît l'existence, dans les terrains secondaires, de coquilles en forme de javelot, appelées pour cette raison Belemnites par Agricola au xvi® siècle.

La coquille quand elle est complète se compose des parties suivantes :

1° Une pièce pleine, allongée, terminée en pointe. Cest le ros/r^ (fig. 114), partie qui le plus souvent est

DIBRANCKIAUX jiç

rostre est constitué par des fibres

c sposees autour d'un axe appelé ligne apkak s'étendant j squ'à l'extrémité inférieure.

2° Un cône creux appelé alvéole ou pbragniocône à pa-

roi interne nacrée et mince (fig. 1 1 5). Ce phragmocône est enveloppé par la partie supérieure du rostre qui est pourvue d'une cavité profonde. Ce phragmocône est formé d'une série de chambres séparées par des cloisons transversales convexes en dessous. Ces cloisons sont traversées par un siphon portant des contractions correspondant aux diverses cloisons. Par analogie avec les autres Céphalopodes le siphon indique le côté ventral. Le phragmocône se termine par une petite loge (loge initiale ou ovisac) globuleuse. Le siphon s'y termine par un protosiphon rattaché à la paroi par un ligament ou prosiphon. Le phragmocône est donc analogue à la série des loges aériennes des Spirules et les Bélemnites ne sont autre chose que les coquilles de Céphalopodes dibranchiaux.

3'' Le phragmocône se prolonge supérieurement du côté dorsal par une expansion cornée très mince, rarement conservée. C'est leprostracum ou plume.

On a trouvé des empreintes très nettes de Bélemnites dans lesquelles l'animal était conservé presque entier. Il faut citer surtout les Bélemnites trouvées dans l'argile oxfordienne du Wiltshire en Angleterre et du Wurtemberg. On connaît des empreintes du genre Bélemnites proprement dit, du genre Belemnoteuthis et d'autres genres voisins. Les restaurations faites par Mantell, Owen, Huxley, etc. (fig. 116), ont appris que l'animal possédait dix bras munis de griffes comme ceux de certains Calmars actuels. La coquille était cachée par le manteau. Il y avait une poche à encre placée un peu idessus du phragmocône. Les nageoires latérales que s animaux possèdent souvent indiquent qu'ils avaient i e natation rapide. Le phragmocône devait les soutr ir

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