‹ L'evolution des formes animales avant l'apparition de l'hommeChapitre 50 sur 56 · INSECTIVORES · texte numérisé non relu

INSECTIVORES

todon devait être une sorte de Kangouroo gigantesque non organisé pour le saut. A côté de lui se trouve le Nototberium, également quaternaire, un peu plus petit et dont les incisives sont moins fortes.

Les Didelpbys (Sarigues) ont le gros orteil opposable ; les dents sont nombreuses et les molaires rappellent celles des Insectivores. Ce caractère est encore plus net chez le genre Peratberium de l'éocène supérieur, très voisin du genre Didelpbys. Il est représenté dans le gypse de Montmartre (P. Cuvieri) et dans les phosphorites du Qyercy.

Insectivores. — Leur origine. — Nous avons déjà dit que les Insectivores sont les Mammifères placentaires qui se rapprochent le plus des Pantofberia. Les Ampbitberium, Dryolestes, etc. , du jurassique, rappellent beaucoup les Insectivores actuels.

Dans l'éocène inférieur apparaissent un grand nombre de genres. Le plus ancien est V /tiiapisorex découvert par M, Lemoine dans les couches deCernay, près de Reims; l'animal est caractérisé par la forme allongée de son maxillaire inférieur presque complètement dépourvu d'apophyse coronoide, le développement spécial de sa quatrième prémolaire et la disposition cupuliforme des arrière-molaires dont la troisième manque de talon.

L'éocène du Wasafch, dans l'Amérique du Nord, a

fourni à M, Cope les genres Ictops, Leptklis, Estbonyx,

qui ont bien une dentition d'Insectivore. Cope regarde

le genre Esthonyx comme la souche des Hérissons.

' Amphidosiaiberium des phosphorites du Qyercy est le

lus ancien représentant des Talpidés, Mais c'est à partir

j miocène qu'on trouve les genres actuels. Le genre

rintueus (Hérisson) se rencontre dans le miocène d'Au-

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vergne, du Puy, deSansan; le genre Sorex (Musaraigne), se trouve également à Sansan ; le genre Talpa est assez commun au Puy.

Un fait remarquable, c'est que les Insectivores font complètement défaut dans l'Amérique du Sud et en Australie; ils y sont remplacés par les Marsupiaux semi- Insectivores, comme les Myrmicobies en Australie et les Sarigues en Amérique.

Chauves-Souris, — Les Chauves-Souris ressemblent trop aux Insectivores par leur dentition pour ne pas en être dérivées. Il faut les regarder comme des Insectivores qu'une modification des doigts antérieurs a adaptés au vol. Les plus anciens Chéiroptères remontent à Téocène le plus supérieur et à l'oligocène. On a trouvé le genre l^esperlilio dans le gypse de Montmartre. De même, M. de Saporta a trouvé à Aix en Provence, dans le gypse des débris de Chauves-Souris (yespertilio aquensis) avec indices de la membrane. L'aile est toute semblable à celle des Chauves-Souris actuelles.

Rongeurs, — Leur origine, — Leur évolution, — Les Rongeurs n'apparaissent guère qu'à Téocène supérieur. Ils sont probablement dérivés d'anciens Insectivores. Un argument en faveur de l'origine des Rongeurs considérée comme provenant des Insectivores, par suppression des canines, c'est que le Lémurien, appelé Aye-Aye (Cbdromys madagascariensis), a des canines au début, puis prend une dentition de Rongeurs. Ce qui se produit aujourd'hui a pu se produire également dans les périodes géologiques.

La forme ancienne la plus rapprochée des Ronge > actuels est le Tillotberium de Téocène du Wyomi • Cet animal possédait en haut et en bas deux gran >

RONGEURS Jjl

e continue, derrière lesquelles s'en res plus petites. Il y avait de petites enaient cinq ou six molaires tubercuim devait avoir la taille du mouton.

t le regarder comme la souche des

Is se montrent aux époques oligo- Tels sont les genres Sciurus (Écu- ■), Arctomys (Marmotte), Dès l'éoroupe des Sciuromorphes était repréfoisin des Marmottes : Plesiarctomys

\ber du miocène inférieur de l'Allier )ridés.

c 4/4 molaires a été trouvé dans le Il ressemble plus pour ses molaires cetus) qu'aux Rats. On le regarde mitive des Muridés.

vé des Porcs-Epics (Hystrix primige- E supérieur de Pikermi.

it remarquables par la présence de s derrière les grandes incisives supéentdéjà dans l'oligocène, où ils sont Çenre Palœolagus. Le Lièvre (Lepiis) lue dès le miocène et en Europe seulement au pliocène. Le Lagomys de la Sibérie se trouve dans le miocène d'Œningen. On en rapproche le genre Titanomys du miocène qui diffère des Lagomys par la suppression de la dernière molaire, qui est d'ailleurs très jetite chez les Lagomys. Le nombre des molaires chez

es Lagomorphes ou Léporiens est plus élevé [f—;^ — )

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que chez les autres Rongeurs. A cause de ce fait et de la présence d'une seconde paire d'incisives supérieures rudimentaires, O. Schmidt les regarde comme une branche indépendante ayant une origine distincte.

Un fait assez curieux, c'est que les Caviidés (Cobaye, Cabiai), aujourd'hui confinés dans l'Amérique du Sud, se trouvent à l'état fossile dans les phosphorites du Quercy (Nesokerodon). Il en est de même des Chinchillidés que représente dans l'oligocène européen l'y^rcbceomys. Cette famille, qui ne comprend plus que des animaux de petite taille, a des représentants de taille gigantesque dans l'oligocène du Parana. Les Megamys atteignaient la grosseur d'un Tapir et même d'un Hippopotame (M. Burmeisteri).

Carnassiers, — /^ Formes anciennes. — Créodontes.— Les Qrnassiers sont représentés dès l'éocène, mais ils débutent par des formes assez différentes des genres actuels. Cope leur donne le nom de Créodontes; elles ont des affmités indiscutables avec les Insectivores et il les range ensemble dans son groupe des Bunotberia. Les maxillaires sont allongés; la formule dentaire générale est ^ — ; toutes les molaires sont sem- 3. I. 4. 3.

blables; il n'y a pas de carnassière différenciée. L'aspect général rappelle les Marsupiaux carnassiers, mais les Créodontes en diffèrent immédiatement par une dentition de lait complète. Ils sont pentadactylés et plantigrades. Ces animaux ont été trouvés abondamment oar Cope dans l'éocène de Puerco, au Nouveau-Mexique $ sont aussi représentés en Europe dans Téocène t l'oligocène.

Ceux qui présentent les caractères les plus anci s

CREODONTES 33}

des Proviverriiés. Ils ont donné :utres. Là se trouvent les Proviverra

dentition rappelle celle des Marsujelés Dasyures. 11 y a une crête sa- ;st très simple, comme on a pu le : de la boîte crânienne. Les hémit laissent à découvert les tubercules cervelet.

ont encore quarante-quatre dents s. Les molaires sont tuberculeuses, s du Wasatch devait, si l'on en juge

la taille des plus grands Ours gris ; il sont plus courtes que celles de st longue et forte. L'animal devait ; mouvoir à terre en sautant à la

; se trouvent dans les deux hëmi- ;s deviennent tranchantes, le nomue; chez les Hyœnodon, la dernière levient rudimentaire. Ces animaux, ^hosphorites, pouvaient atteindre la genre Pterodon, qui en est voisin, le gypse de Paris. Il y a une préanalogue à une carnassière. Ces idiquent leurs dents fortes et usées, lanière des Hyènes, et broyer les os

it une grande ressemblance avec les uberculeuse de leurs molaires, mais et les palatins sont troués comme carnivores. VArdocyon primœvus a jrès de la Fère (éocène inférieur).

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Enfin certains Créodontes font passage aux Carnassiers proprement dits. Ce sont les Miacidés, la quatrième prémolaire du haut et la première molaire du haut l'emportent sur les autres dents et deviennent des dents carnassières. Il faut y voir les formes originelles des véritables Carnivores.

2** Mustélidés et yiverridés, — Les familles de Carnassiers qui rappellent le mieux le type primitif sont celles des Mustélidés et des Viverridés qui existent dès l'oligocène. Elles sont bien représentées dans les phosphorites. Le premier Mustélidé est le Plesiocyon où le nombre des arrière-molaires est 2/3. Ensuite la dentition se modifie, comme Ta montré M. Filhol et la série Ptesictis, Stenoplesictis , Palœoprionodon nous conduit au genre Miistela (Marte) où le nombre des arrière-molaires est 1/2. Le genre Mustela se montre dès le miocène supérieur.

Les yiverridés présentent aussi de nombreuses espèces dès les phosphorites ; le nombre des molaires est réduit à iji, La carnassière est très bien développée. La forme primitive paraît être le genre Cynodktis (chiencivette) où la formule des molaires est 2/3. Mais dans C. iniermeditis, la troisième molaire inférieure devient très petite; elle disparaît dans C. viverroïdes, et on a alors le type Civette (l^iverra) avec 2/2. Déjà le Cynodictis rappelle les Canidés; il en est encore de même du Çynodon, où cependant la carnassière par son denticule interne, est celle de la Civette.

A leur origine, les trois familles des Viverridés, Mustélidés et Canidés sont très voisins Tune de l'autre. On peut regarder le genre Cynodictis comme leur souche commune. D'après M. Filhol, il aurait donné naissance

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