CARNASSIERS
ossements d'Ours sont communs dans le qui (Ursus spelœus). L'Ours des cavernes était plu que nos Ours actuels ; le crâne et les pattes éta; robustes. Il montre des analogies avec l'Ours gi d'Amérique.
6° Félidés. — Les Félidés dérivent desMustél a des intermédiaires entre les deux familles.
Le genre Proœlurus est un trait d'union i Martes et les Chats. U y a deux tuberculeusi Heures, mais chez certaines espèces, il n'y ei qu'une comme chez les Chats; en même temp nassière prend un tubercule. On passe ainsi ; Psetidœlurus qui ne diffère du genre Felh qi présence d'une petite prémolaire à la mandib autre forme de passage entre les Martes et les ( VyEliirogalÉ des phosphorites : il avait la tail Panthère, la mâchoire supérieure d'un Chat ei choire inférieure d'un Mustélidé. Toutes ces intermédiaires, répandues dans les phosphorites le miocène de Sansan étaient plantigrades. L actuel qui s'en rapproche le plus est le Cryploj Fossa de Madagascar (Cryptoprocta ferox) dont tien est celle du Pseudœlunis. Cet animal plat à griffes rétractiles, muni de cinq doigts à te pattes, est le seul représentant actuel des Félidés f Ces derniers peuvent être réunis pour former des Cryptoprociinés.
Cette tribu a fourni elle-même par son évotuti autres tribus : les Nimravinés et les Fèlim pro
dits.
Les Nimravinés sont des carnassiers très voi leur dentition, desCryptoproctinés. Ils en diffère
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grand développement des canines supérieures, fortement comprimées et en forme de sabre.' Ce groupe est composé d'animaux digitigrades surtout communs dans l'oligocène et le miocène de l'Amérique du Nord. Tel est le genre : Nimravus.
A ce groupe se rattachent les Machairodus (fig. 163), Félidés remarquables par leurs véritables défenses. Les
canines supérieures déjà très fortes chez les Nimravinés, entre autres chez le Pogonodon, deviennent ici énormes et sortent de la gueule. Elles sont comprimées et tranchantes comme des poignards. Chez certaines espèces elles sont dentelées. La formule dentaire est plus concentrée que chez les chats ; elle est la suivante :
— H c H pm-\ m. II V a vingt-six dents
au lieu de trente comme chez les vrais Félins. Le genre
Machairodus (appelé aussi Drepanodon ou Smilodon)
PINNIPEDES 339
marque le point extrême de l'évolution des Nimravinés. Il se montre dans le miocène supérieur de Pikermi, dans le pliocène de Perrier, on le trouve aussi dans le pliocène des Indes et dans celui de T Amérique du Nord. Il comprend plusieurs espèces ; celles d'Europe sont A/, cultridens et Af. megantbereon. Ce genre s'est maintenu dans le quaternaire; on a découvert le Af. neogœus à canines dentelées dans les cavernes du Brésil et les couches quaternaires des Pampas. Sa taille varie entre celle de la Panthère et celle du Tigre.
Les véritables Félins, qui se distinguent par la formule
des molaires : — t m -A m, se montrent dès le
miocène. On en trouve à Sansan (Felis média) et à Pikermi (F, attica). Le pliocène de Perrier en fournit aussi plusieurs espèces, comme le F. arvernensis de la taille du Jaguar et le F. pardinensis de la taille de la Panthère. Dans les cavernes à ossements du quaternaire se trouve le Lion des cavernes (F. spelcea) semblable ou peut-être même identique au Lion d'Afrique.
Pinnipèdes, — Leur origine. — Les Pinnipèdes, c'està-dire les Phoques, les Otaries, les Morses, se rattachent d'une manière évidente aux Carnassiers ; ils en ont la dentition. Il faut les regarder comme des Carnivores adaptés à la vie aquatique. On a trouvé le genre Pboca dans le miocène supérieur en France. Le genre Morse (Tricbecbus) se rencontre dans le pliocène d'Angleterre ^t d'Anvers. L'apparition tardive des Pinnipèdes est ncore un argument en faveur de l'opinion qui les fait ériver des Carnivores. D'après Mivart qui s'appuie sur i structure du crâne, les Otaries descendraient des Jrsidés et les Phoques descendraient de Mammifères
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voisins des Loutres. La transformation des membres est plus complète chez les Phoques que chez les Otaries, ce qui s'explique bien si les premiers descendent d'animaux nageurs comme les Loutres, tandis que les secondes dérivent d'un type terrestre. Quant au Morse, avec ses canines supérieures formant défenses, c'est un type aberrant d'origine inconnue.