TROIS ROMANS SUR LE HAUIAGB
ser ce premier slade ; la fin imminente f inspirerait que le ; « Hâtons-nous, joui du Lac. Même ils seraient en cela plus que Martyne, s'ils partageaient son inc Le précieux dédommagement, quand on pas à une vie future, d'avoir accompli ui d'avoir façonné un être à son image ! Ce de survivance, qui prête à la phraséolog dépourvue de toute réalité : qu'importe êtres vivants pensent à vous? On est i fait, puisqu'on n'a plus conscience de rit mort que le « fêtard » qui a joui besti jusqu'à son dernier jour. Ce scL-ptique P en somme, se console à peu de frais...
Puis l'on se demande s'il n'est pas, ( apostolat apparent, un simple é^'oïste, travaille-t-il ? A se reproduire lui-mêr sa femme. Il semble vouloir, un momcnl garde sa personnalité, qu'elle l'exprii franchise*.,. Cependant tl s'applique Ion;
I. ■ Te qu'il voulait, ce qu'il avait soif de connatlre, âme môme, les élémenls de sa plus inliine personnal quoi elle éUit celle Madeleine ditFrrentc de toutes feiDineE, de tous les autres i>tres, de lui-mtmc, André
a... Elles ne déiilsisaient jamais, ses paroles absol cères, encore qu'elles fusseol parfois un peu déoonccr
< Et si Madeleine eu prononçait une qui, allaot k des opinloDS d'André, décelaille i-ourage de la parfaiti
ni faire perdre ; il se rt?jouil et trouve « son e bon », parce qu'il se voit incarné en elle,
qu'elle parafl semblable à lui. Réduire un Icux époux à n'élre que le reflet — reflet igcnt, si vous voulez, mais reflet — de l'au- )oux qni le forme, est-ce là vraiment le but al du mariage? Pour employer une exprèsprécise, quoique un peu barbare, Martyne ait-il pas dâ, au lieu de modeler sa femme lui, la développer selon elle'* Il n'a songé, ns-nous, qu'à sa propre personne éphé-
il a voulu exclusivement la perpétuer ; et, sant, il n'a pas agi en véritable éducateur, en despote amoureux. Et le despotisme reux, bien que doux parfois à subir, n'en
moins les inconvénients des autres despos. Le bon despote disparu, son sujet n'est •ien. Qui sait si M"* Martyne, durant son ge, conservera bien son individualité d'em-
? Il serait piquant — et peul-êlre juste — e Narcisse de l'ordre spirituel, qui prélenmmorlaliser sa chère ressemblance en une
: homme était plus vivemcnl ému que par la meilleure
XaOIS ROMANS SUR LE UARIAG
âme vivante, n'eût fabriqué qu'une inséparable, hors d'état d'exisler sans
Ceux qui exigent la simplicité avani trouveront peut-être pas assez pour I dans r Associée '; mais, au contraire leurs qui veulent que le style leur don la surprise agréable d'un lour m recherche jolie ou d'une difficulté auront le sourire particulier du d satisfait.
Comme il convient dans un roman étudiée et de psychologie minutieuse, ments, peu nombreux, ne saillent ga«
M™' Tellier aime son mari, elle l'aim
ment et exclusivement ; mais elle ne s«
payée de retour autant que l'exigerai
mal disposé aux demi-diètes. Elle é
parrain, le vieux baron Heurtel : m Ji
luiêtre ce qu'il m'est : tout. » Les griel
manquent ou ne sont point considérab
I . Lucien MijiiLFei.D ; CA isociée, Oi-lkicdorfi Lucien Muhifeld, qui avait écrit, avant l'Associa' Désir et la Carrière d'André Toaretle, et qui aval sa place dans ta crilirjue dramatique, vleat di mi
dant quelque chose, et quelque chose qui parait plus précieux à mesure que cela s'éloigne, lui échappe. Tellier Taime toujours, certes, maïs d'une affection d'habitude, sans intimité réelle, sans élans, et qui n'exclut pas même des tête-àtête conjugaux un menaçant ennui. « Malheureuse, non ! écrit-elle encore. On ne m'a pas volé mon bonheur; mais il s'évapore devant moi, comme un morceau de camphre. »
Ce Tellier, ainsi ingrat sans le savoir, est un médecin de talent *, mais un peu trop mou pour forcer les grands succès et que lasse pourtant sa médiocrité insuffisamment active. Cette situation, que M^^ Tellier, très intelligente, constate et juge, lui suggère un plan d'avenir — surtout de conquête amoureuse. A l'insu de son mari, elle le fera parvenir. « Rien n'est moins évident que le mérite d'un savant. Il faut qu'on l'éclairé pour qu'il brille. A moins d'une rude énergie, s'il lui manque l'auxiliaire qui vous pousse par le coude aux bons endroits et qui vous
I . En ce qui concerne la médecine et les anecdotes de la yie médicale, Muhlfeld avait eu le tort de faire des emprunts sournois aux Mémoires d'an médecin de Veressaïef. Lisez, à ce sujet, le féroce article de M. Ernest-Charles dans la première «érie des Samedis littéraires, — Paris, Perrin.