‹ L'évolution des idées chez quelques-uns de nos contemporainsChapitre 19 sur 36 · TROIS SOMAMS SUR LE MARIAGE · texte numérisé non relu

TROIS SOMAMS SUR LE MARIAGE

et poursuit sa grande œuvre. Il découvre en même cerlaines délicatesses morales — que n sommes un peu surpris, parfois, de constat — et il les enseigne à sa disciple docile, s'initie aux arts par le cœur : l'émotion m cale s'éveille ainsi en elle. Son éducateur pei vérant lui fait un petit cours de littérature i personnel où il vise seulement à lui enseigne culte des auteurs qu'il affectionne. Parmi les tures sous l'influence desquelles il pense ta [ faire, nous notons, avec quelque étonnement Calvaire de Mirbeau, que nous n'aurions pas être un bon bréviaire pour jeunes femmes c dides ï. Et rAmoar de Michelet, « poème su me et pratique » — hum I — « fut leur li sacré h.

Pénétrée de profond amour, la sensibilité a née par les émotions nobles et l'esprit oui

t. Comment son égolsme prolongé n'a-t-il pas gtlé ju dans leurs racines ces dellcat'sses ? D'après les vraisemblai c'est la Femme, dans ce méaage, plutût que le mari, qui de' avoir des réserves morales.

1. Auparavant, nous l'avons vu consulur, avec une émc concevable, la « littérature de la mort >. Baudelaire, Pa: Bruges-la-Morle, Loti, les dernières pages de JV" Booc collection originale, en vérité \... Mais pourquoi Marlyne i oublié Tolstoï et la Mort d'Ivan IliUch, ce terrible et souvc chef-d'œuvre ?

l'évolution DBS IDÉES

idées, M°" Marlyne ressent le dégoût des aritt's el des sottises mondaines ; elle naît à e de l'élite. Et elle est devenue pour son

une vraie compagne, qui le comprend — et le continuera,

>urtant, quelque chose lui manque, à ce vieux Marlyne : il aurait besoin que sa femme îgeât son secret... Il n'y tient plus; il laisse pper un ; « Si lu savais ! a Mats elle répond : y a longtemps que je sais tout, mon pauvre

u La scène est émouvante. On se dit seunt — et le fait n'a rien d'invraisemblable — ce fin psychologue, que cet éducateur mer- ;ux manque un tantinet de perspicacité, ^sormais Martyne attend la mort dans une lité complète, socratîsant sans trêve avec sa lite épouse. Il ne mourra point, puisqu'il ivra en elle. Et il conclut que tous les hommême les plus médiocres, voudraient mplir comme lui une tâche, léguer une œuvre es prolongeât, s'ils avaient présente à leur it !a pensée de la morl.

:t-ce bien sûr ? Marlyne a d'abord tenté de user. Sous la même menace, d'autres, à la re moins déUcale, pourraient ne pas dépas-

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