DE MARCHENOIR A
DE MARCHENOIR A DURT;
Connaissez-vous Léon Bloy ? Non, du que vous n'êtes ni Belge, ni lecteur du de France, Si Léon Bloy, pour un important de catholiques belles, est ui de génie, concurremment avec Huysma d'autre part, le Mercure de France, qu nalilé n'effraie pas, accueille ses œuvn des années, le grand public ou le gro selon qu'il vous plaira de le qualifiei obstinément cet auteur. Injustice, à c< Il apparaît plus personnel, certes, et, ai dit aujourd'hui, plus talentueux, que giierilte ou les Rosny dernière maïuèn
Elève de Barbej d'Aurevilly, auquel prunté son goût des aventures et dei nages extraordinaires, son romantisi boyant, de Villiers de l'Isle-Adam t légué certaines nuances de mépris et
go L ÉVOLUTION DES IDÉES
coupes de phrases, d'Ernest Hello dont il perpétue les belles formules et surtout V « apocalyptisme », Léon Bloy se distingue néanmoins de ces trois maîtres par un don très particulier de style oratoire, par une fougue et une amertume non feintes.
L'heure est venue de le rappeler, alors que paraît rOblat *, puisque Léon Bloy fut en quelque sorte un précurseur de Huysmans :
comme Durtal dans En Route 2 fait une retraite à la Trappe, Marchenoir dans le Désespéré ^ en faisait une à la Grande-Chartreuse.
Quelle espèce de catholique était donc Marchenoir? Durtal (maintenant devenu oblat bénédictin) ne lui ressemble-t-il pas ? Que voientils, qu'apprennent-ils tous deux, le premier, chez les disciples de saint Bruno, le second à Notre-Dame-de-l'Atre, puis au Val-des-Saints> chez les disciples de saint Benoit?