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Chapitre IIL — La création des routes modernes, au XVIlIe siècle

Au minimum de viabilité correspond, jusqu'à la Renaissance un minimum de réparations. — On

TABLB DBS MATIÈRES

« accoutre * les chemins trop dangereux. — Rôle des paroisses riveraines. — 360 kilomètres de routes, dans la forêt de Fontainebleau, pour les chasses de Louis XIV. - Sully ne réussit pas à créer une voirie. -Le budget des Ponts-et -Chaussées en 1640. — Au xvm* siècle, sous Fleury, on décrète la levée en masse des bêches et des pics.

— Six jours de corvée par mois. — Les « corvistes » récalcitrants sont emprisonnés. — La propriété réquisitionnée avec autant de sans-gêne que le travail. - On veut les chemins aussi droits que possible. - En 1775, on commence a paver la grande avenue au milieu des Champs- Elysées. - A la campagne, on vole les paves ; jusqu'en 1781 les ordonnances défendent de dépaver les routes pour s'approprier la pierre. -- Procédés administratifs pour économiser le transport. - Fossés et plantations en bordures.

— Nouveauté des « alignements », de la largeur uniforme des routes. - 14 mètres aux grands chemins. — Routes de traverse ; « chemins tinerots ». - Lacunes fréquentes dans les chaussées des routes postales jusqu'à la Révolution.

Rareté des déplacements. - Les « records » des chevaucheurs; 210 kilomètres en 30 heures: 530 kilomètres en 48 heures au xV siècle. - Rapidité de transmission de certaines nouvelles.

— Etapes ordinaires de 50 kilomètres par jour en été pour les messagers à cheval. -^ ^^ ^imes à Paris le délai est de six semâmes (1560). - ue Toulouse à Paris, 15 jours (^588). - De Paris a Troyes, 4 jours 1/2 (1511). - De P^/is à Mad^^^^^^^ 20 lours au xvu« siècle ; le courrier diplomatique, « à franc étrier », tenu de faire le trajet en dix iours. - La vitesse augmente vers la tin au ivm' siècle. - Le Roi fait 12 kilomètres à l'heure

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dans ses déplacements. — La vitesse de Choiseul ; il met onze heures d'Arras à Paris en berline. — De Paris à Lyon, en «carrosse» public, par le Bourbonnais, 10 jours, avant 1775 ;

5 à 6 jours depuis 1775 par la Bourgogne; 4 jours depuis 1810 en marchant jour et nuit; 3 jours sous Louis-Philippe ; en 1913, par le rapide,

6 h. 20 minutes.

De Paris à Lyon, en 1913, le billet coûtait 57 francs en l^e classe, 25 francs en 3« classe ; sous Louis XV, 185 francs en diligence, non nourri, 117 francs en « guimbarde ». — Les 30 kilos actuels de bagages, en franchise, payés 42 francs au xvii« siècle. — De Paris à Lyon, pour voyager çn poste, 500 francs en 1770. — Variations des prix d^autrefois suivant la qualité des voyageurs, la rapidité, les frais d*aubergc. — 4.200 fr. en 1520, pour les frais d'un courrier de Bruxelles à Naples ; 1.170 francs de Paris à Rome en 1760.

— Dépense supplémentaire des voyages au moyen âge : l'escorte, la sécurité. — Différences dans les prix de voyage, résultant de la rapidité; l'écart augmente jusqu'aux temps modernes. — Même par eau, les déplacements sont chers: 75 francs de Mayence à Cologne en 1521.

CHAPriRE VL — Les chevauz de louage et les messagers convoyeurs

Les mulets tiennent grande place au moyen âge ; leur usage décroît au xvii* siècle. — Le cheval, de nos jours, a changé de propriétaire et de métier. — C'est une récente conquête du peuple.

— L'effectif de la race chevaline a sextuplé. — La France devait jadis importer les meilleurs sujets de selle ou d'attelage. — Animaux squelettiques

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TABLE DBS MATIBBES

qui ont disparu; les hurlotiers. — Très petite taille des chevaux communs d'autrefois. •— Les « bêtes folles ». — Chevaux de charrettes et fourgons. — Chevaux de troupe. — CheVaux de louage tenus à un minimum de 48 kilomètres par jour. — « Chevaux de retour ». — Prix du louage, compris le postillon. — Messagers dits (( de l'Université ». — «Messagers royaux », assermentés (1575), cautionnés, pourvus d'un monopole. — Ils sont tenus de partir périodiquement. — Ils organisent des voyages à prix fixe pour une clientèle disciplinée en caravanes. — Leur compagnie ne convient point à qui voyage par plaisir et curiosité. -— Procès avec les « courriers » de la poste, leurs rivaux. — Ils subsistèrent, malgré la multiplication des diligences, jusqu'à la fin du règne de Louis XV.

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