‹ L'évolution des théories géologiquesChapitre 114 sur 190 · Mentionné par Schmidl dans Adelisberg^ p · texte numérisé non relu

Mentionné par Schmidl dans Adelisberg^ p

^. Expédition de Morée (partie scientifique), t. III, n. 78, Paris,

4. Mémoire sur les grottes du Vivarais, dans Bulletin de la Société d" Agriculture de l'Ardèche, Privas, i»"- semestre de 1881.

LES THÉORIES ÉROSIVES

manières principales, inverses Tune de l'autre, de comprendre l'ouverture des puits naturels, des avens, des bétoires, des abîmes, etc.

L'une consiste à croire que Taction s est fait sentir de bas en haut ; Tautre, au contraire, de haut en bas.

ce Tous les cours d'eau souterrains, dit Tabbé Paramelle S corrodent et minent leurs conduits, et chaque fois que les supports de leur voûte viennent à manquer, elle s'écroule, entraîne le terrain qu'elle supporte . et il s'opère à la surface du sol un enfoncement qui n'est autre qu'un « bétoire » ou « puits naturel ».

Bien plus fréquemment, le travail d'érosion commence à la surface et se propage vers la profondeur, ordinairement le long de quelque cassure du sol. C'est, ainsi que M. Martel y insiste, le cas pour les avens de Padirac, de la Grotte- Peureuse, du Balset, du Bramabiau ; c'est le cas pour les puits naturels des environs de Paris, de Maëstricht et de bien d'autres localités.

D'Omalius d'Halloy pensait que les avens, ou encore les poches sidérolithiques, ont été creusés de bas en haut par le jaillissement souterrain de sources venant de la profondeur avec une allure geysérienne ^ Cette manière de voir a été adoptée à propos des avens de Vaucluse par Scipion Gras^ et plus récemment par MM. Bouvier ^ et Ch. Lenthéric ^

1. LArt de découvrir les Sources, p. 185, i vol. in-8", Paris, 1856.

3. Bulletin de VAcad. de Belgique, t. XV, p. 361, 1848, et Ahrégé

de Géologie^ p. 466, i vol. in-80, Bruxelles, Leipzig et Paris, 18O2.

Page 1